samedi 31 octobre 2020

Trudeau VS Macron


Le premier ministre canadien a donné un discours sur le concept : La liberté d’expression qui est pour lui a une limite de ne pas passer et mettre le feu dans une salle et crier. Par contre, le président français a choisi un discours offensif en déclarant que l’Islam vit une crise et réclame la rediffusion des caricatures de Charlie Hebdo sur Mahomet. Son discours a enflammé la colère chez les musulmans qui ont manifesté contre lui un peu partout dans le monde, et des hommes d’affaires ont pris une décision de boycotter les productions françaises. Alors, entre les deux dirigeants qui a-t-il raison?

Par : Adam Mira

Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, Justin Trudeau prêche les valeurs canadiennes, de vivre ensemble en paix et en harmonie avec toutes les communautés sans aucune distinction. Il a nommé un sikh indien au poste du ministre de la Défense, un musulman au poste de l’Immigration, etc. sans jamais commettre un geste qui peux gêner qui ce soit. En plus, lorsque Donald Trump l’a insulté après la rencontre de G8 au Canada en le traitant en tant que marionnette, il a choisi de ne pas répondre et sali la réputation canadienne avec un homme qui cherche la bagarre partout.

Une politique à l’image d’un pays qui a perdu des milliers d’hommes durant les deux guerres mondiales pour défendre la liberté et la démocratie, alors, un dirigeant qui respecte les valeurs canadiennes et la constitution qui est basée sur la protection des minorités.   

En revanche, Emmanuel Macron qui est arrivée au pouvoir en 2012, et lorsque sa visite en Algérie avant d’être élu, il a déclaré que : le colonialisme est un crime contre l’humanité. Une déclaration forte qui a fait rêver le Tires Monde d’avoir un président d’une puissance qui règlerait tous les dossiers chauds entre la France et ses anciennes colonies. Nonobstant, Macron a oublié sa déclaration et changé de cap afin de se positionner avec la droite.

En effet, des attentas terroristes sont commis sur le territoire français, des citoyens innocents qui tombent sous les bales ou sont égorgés dans des lieux religieux poussent Macron à attaquer l’Islam en tant que telle et à lier tous les terrorismes avec l’Islam en prononçant le terrorisme islamique, en accentuant aussi la parole en disant que l’Islam est en crise!

Toutes les réponses qui sont venues du monde musulman comme le Grand Imam de l’Université de l’Azhar en Égypte et des grands oulémas en Arabie saoudite qui refusent cette déclaration et insistent sur le point que les personnes qui commettent des actes terroristes sont des criminels et l’Islam ne prêche pas la haine et la violence.

Toutes ses paroles n’ont pas poussé l’administration française à prendre en sérieux la situation, mais lorsque les boycotts aux productions françaises dans plusieurs pays musulmans ont pris le chemin en Turquie, au Kuweit, au Qatar et ailleurs, le ministère des Affaires étrangères français a publié un communiqué accusant les personnes qui boycottent les productions françaises d’être extrémistes (…), même les personnes qui ont dessiné Macron dans leurs caricatures(regardes les caricatures) sont virées de leurs postes, car cet acte est contre le symbole de la République, bien que, selon Macron, l’insulte au symbole de deux milliards musulmans soit une liberté d’expression.



 L’ironie que Macron a fait une interview à Aljazeera afin de dire qu’il ne mène pas la guerre contre l’Islam et dilue sa parole, car il a reçu que certains pays musulmans vont annuler leurs commandes d’achats militaires et vont boycotter toutes les productions françaises comme d’ailleurs a fait le Maroc, il y a quelques années contre Danone.


Certes, Macron commence à changer son discours, car l’économie française vit une situation difficile à cause du Covide 19 et le boycotte donne un coup supplémentaire à cette économie, alors il n’a pas d’autres choix que de changer son discours, mais la question est-il suffisant pour les hommes d’affaires, les jours suivants vont nous dire, car sur les plateformes il y a une forte demande que Macron doit s’excuser, sinon cet acte va continuer!

Trudeau reste un politicien patriotique qui cherche le bien pour son payé, Macron cherche ses intérêts personnels afin d’être réélu, mais toujours les grands hommes qui marquent l’histoire. 

A.M 

 

vendredi 30 octobre 2020

Copier-coller!

 


Chaque fois que je regarde le téléjournal français, je trouve son écho au Québec. En effet, depuis l’arrivée de première vague du Covide-19, la CAQ suit la politique française à la lettre: fermeture des restaurants, des bars, puis confinement. La deuxième vague est à nos portes depuis un peu de temps et le président français a finalement décidé de retourner au confinement, mais sans fermer les écoles et les employés exécutent leurs travails à distance. La question : la CAQ va-t-il emboiter le pas ou non?

Par : Adam Mira

Coalition avenir Québec CAQ, le parti crée en 2011 par le premier ministre actuel du Québec François Legault avec l’homme d’affaires Charles Sirois est mélange entre le nationalisme du parti Québécois PQ et le patriotisme du parti Libéral, mais lorsque la CAQ est arrivé au pouvoir en 2018, elle prêche le nationalisme au déterminent du patriotisme. 

Le nationalisme est la pratique politique avec une vision et esprit restreints qui impose les lois sur une minorité vulnérable au profit de la majorité, par contre, le patriotisme est de protéger les minorités et développer le pays avec une vision et esprit ouverts et larges. Dans ce cas, le nationalisme québécois de CAQ suit la politique française d’ Emmanuelle Macron, car il a besoin d’un exemple à suivre.

Certes, la France est une puissance mondiale et possède un passé très douloureux en tant qu’un pays colonial, qui est le contraire de Québec, un pays d’accueil et ouvre ses portes à l’immigration, quoique une communauté importante francophone a des racines françaises, le Québec reste un pays nord-américain avec une culture mélangeant de l’Ancien monde et le Nouveau monde. Alors, la pratique de politique française dans tous les domaines est très mauvaise pour le futur du pays, il est important d’inventer une politique québécoise fidèle au patriotisme des personnes qui ont déclenché la Révolution tranquille et rêvé d’avoir un pays souverain avec un esprit ouvert et tolérant.

A.M 

  

 

mardi 22 septembre 2020

Les nouveaux convertis Montréalais

                                                  

Par: Adam Mira

« Un essai qui se concentrent sur l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours connue collectivement sous le nom de l’Église mormone, sur les Témoins de Jéhovah et sur l’islam. Il contient trois chapitres et chacun comprend deux parties : une partie théorique et l’autre des témoignages. L’étude historique comprend une recherche profonde sur chaque chapitre qui permettra de comprendre comment les fondateurs de ces religions ont réussi à accomplir leurs missions, et comment après leurs morts, leurs religions resteront et continueront à croître. Et, chacune des parties contient : les doctrines, les interdictions, la hiérarchie, les méthodes de recrutement, leurs histoires au Québec, les statistiques et d’autres points. » 

La deuxième partie comprend les témoignages des personnes converties à ces religions. Nous avons rencontré des personnes qui ont changé leur foi et elles nous ont confiés leurs histoires et leurs récits en détails. Ces personnes remarquables ont accepté de partager avec nous leurs cheminements vers Dieu et c’est avec beaucoup de courage et d’émotions qu’elles ont expliqué les périodes difficiles qu’elles ont vécues essentiellement lorsqu’elles ont annoncé à leurs familles et à leurs proches leur nouvelle foi !  


Pour acheter cet essai: https://www.publibook.com/les-nouveaux-convertis-montrealais-adam-mira-119621.html/   


mardi 7 avril 2020

Zanj: la révolte d’esclaves qui défia l’empire Abbasside

Par: Adam Mira
Au IXème siècle, une révolte majeure éclate aux alentours de Bagdad, la capitale de l’empire Abbasside (750-1258). Cette révolte devient rapidement une Révolution et prend le nom de : la Révolte des Zanj. En effet, la majorité des rebellés sont noirs, ils défient l’Autorité centrale et fondent leur État avec leur monnaie et des convictions basées sur la justice sociale et l’égalité entre races. C’était là les croyances prêchées par le fondateur de l’Islam Mohamed qui ont changé après sa disparition en 632. 
Un homme dénommé Ali Ben Mohamed guide la Révolution et déclare rapidement, pour qu’il soit légitime,qu’il est le descendant du Prophète. Par conséquent, cette étude historique débouche sur la problématique suivante : l’utilisation de la religion à des fins politiques s’est bien répondue au fil du temps. Les croyances sont une arme employée pour guider la masse et réaliser des ambitions personnelles et politiques en se basant sur le charisme du fondateur de la religion et la légitimité divine. 
Au premier temps, la révolution est déclenchée pour des raisons sociales, puis elle devient politique. Ben Mohamed fonde son État et règne durant presque deux décennies 869-883[1].
Dans cette étude, les hypothèses de cette recherche sont les suivantes : la religion est au service de l’homme ambitieux (bien que les révélations soient venues pour faire gloire à Dieu). L’injuste sociale pratiquée par l’Autorité centrale et le conflit au sommet du pouvoir débouchent sur la réussite de cette révolution et son extension rapide. L’État des Zanj basé sur des approches religieuses avait pour but d’imposer l’égalité et la distribution des richesses de façon égale au sein de la communauté. La révolution des Zanj est négligée par les historiens arabo-musulmans, voire méprisée.
Cependant, les Abbassides mettent fin à cette révolution dans la terreur et le sang. Ils détruisent la capitale « Almukhtara » après un siège de trois ans et découpent en morceaux l’Ami des Zanj.

La péninsule arabique préislamique

Au début du VIIe siècle, un homme dénommé Mohamed Ben Abdoullah, connu au XVIIIe siècle en occident sous le patronyme de Mahomet, reçoit la révélation de l’Islam, un message divin envoyé dans une société esclavagiste où le maître possède le corps et l’âme de son esclave. Pire encore, une nouveau-née fille fait honte à son père. Celui-ci court l’enterrer vivante, afin d’éviter le déshonneur de l’avoir eue.
Dans le contexte d’une société qui suit ses traditions et rituels tribaux depuis toujours, Mahomet vient abolirl’esclavage et donne aux femmes leur droit de vivre dans la dignité, voire même leur égalité à l’homme. Ainsi, les esclaves retrouvent leur liberté et deviennent égaux à leurs anciens maitres[2]
Il s’agit là de convictions révolutionnaires par rapport au culte pratiqué dans cette société bédouine. Ces croyances divines viennent de renverser les ordres et causent la panique parmi les riches et les négociants de cette région désertique. Après des années de conflits et de guerres, Mahomet remporte la partie et islamise la péninsule Arabique et impose la justice sociale et l’égalité de races dans son jeune État fondé à Médine quinze ans après avoir reçu la première révélation[3].  Le Coran, les Écritures saintes disent: 
 "Ô les hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle (Adam et Ève), et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur." Coran : Al-Hujurat 49:13 
En plus, dans le Hadith, la parole du Prophète dit :
"Ô les hommes! Certes, votre Seigneur (Allah, Dieu) est unique et votre père (Adam) est unique. Il n'y a pas de mérite pour l'arabe sur le non arabe, ni pour le non arabe sur l'arabe, ni pour blanc sur le noir, ni pour noir sur le blanc, sauf par la piété: " Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux".[4]

L’extension de l’Islam

Après la disparition de Mahomet, ses compagnons parcourent le monde après avoir réglé un litige majeurconcernant l’héritier du défunt. Certains prétendent que le successeur doit être un descendant du Prophète, d’autres disent qu’il est suffisant d’être une personne pieuse et d’avoir une bonne réputation en tant qu’homme intègre pour devenir le Guide de la Umma. Dans ce contexte, la légitimité est tranchée et imposée par la majorité qu’il n’est pas nécessaire de faire partie d’Al el-Bayet, la famille de Mahomet, afin de devenir l’Émir des croyants. Après quoi les apôtres de Mahomet envoient leur armée pour conquérir le monde et fondent l’empire arabo-islamique qui arrive en Europe et en Afrique.  

L’empire Abbasside converti

L’empire Abbasside est fondé en 750 par Abou al-Abasse el-Safah, un cousin du Prophète. Il fonde un État moderne avec des milliers de nouveaux convertis, et son successeur fonde Bagdad, la capitale de cet empire qui va durer jusqu’en 1258[5].

L’abandon des valeurs musulmanes

L’annexion des territoires de différentes races, langues et civilisations a besoin d’une armée forte pour continuer l’extension et en même temps d’une main d’œuvre afin de construire les palais et les infrastructures de l’Empire et de travailler la terre. 
Dans ce contexte, les croyances et les convictions basées sur la justice sociale venues avec l’Islam ont disparu peu à peu. 
L’État impose des taxes, châtient les opposants, distribuent les richesses illégalement, ce qui débouche sur la montée du clientélisme venant des proches du Calife. Pire encore, les riches cherchent des travailleurs dans les vastes champs aux alentours de la nouvelle capitale coincée entre deux grands fleuves l’Euphrate et le Tigre. Pour avoir des travailleurs, l’Église copte orthodoxe basée en Égypte fournit des esclaves venus du Soudan. Par ailleurs, les commerçants arabes se trouvant en Afrique du Sud-Est tels que : le Kenya, la Tanzanie, les îles Comores et le Mozambique optent pour le commerce des esclaves, ils capturent les habitants de ces zones connues sous le nom deZanj et les amènent à Bagdad pour les vendre. C’est la chute libre des convictions de l’Islam, les commerçant abandonnent l’un des fondements de la religion contre un gain entaché du sang et des souffrances des capturés. En sus, l’État reste neutre devant ce genre de pratiques qui sont devenues avec le temps des pratiques courantes. Les richesses abondantes et la traduction des livres philosophiques viennent de la Grèce d’Aristo et Platon et le mélange avec les nouveaux convertis influencent la vie et ajoute des nouvelles dimensions à la pratique de l’Islam[6].

L’Ami des Zanjs

La cupidité et la soif du pouvoir débouche sur un conflit qui éclate au sommet de l’État entre les différents clans où, sans scrupule, le frère tue son frère pour accéder au trône. Par ailleurs, la société bâillonnée se révolte un peu partout dans l’Empire à cause de l’injustice et le fossé qui grandit entre riches et pauvres. 
À l’instar de ce qui est écrit ci-dessus, un homme dénommé Ali Ben Mohamed vise les damnés, les opprimés et les pauvres afin de mener une révolte contre les Abbassides à Bassora pas très loin de Bagdad.  
Ali Ben Mohamed est un homme descendant de parents libres, sa grand-mère maternelle était esclave pakistanaise. Il est né à Tay prés de Téhéran, mais ses origines remontent au Bahreïn dans la péninsule Arabique[7].  
Il a mené plusieurs révoltes modestes au Bahreïn et ailleurs, mais chaque fois il échouait, son histoire montre qu’il est une personne ambitieuse qui cherche le pouvoir quel que soit le prix[8]. Il maîtrise très bien la langue arabe, il gagne sa vie au premier temps en tant qu’enseignant de grammaire et de langue arabe aux enfants à Bagdad, puis il tisse des relations étroites avec des proches du Calife et il écrit des poèmes en faisant des louanges aux individus qui l’écoutent.  
Il s’ennuie de la routine menée à Bagdad, il commence à persuader les personnes qui vivent dans des situations difficiles de leur devoir de se révolter contre l’injustice menée par les Abbassides. C’est lorsqu’il arrive à amasser denombreuses personnes autour de lui qu’il déclare la guerre à la Capitale[9].

La légitimité et Le choix des rebelles     

 Pour avoir sa légitimité, il déclare à ses adeptes qu’il est le descendant du Prophète. 
Il se donne un nom complet qui arrive à Zaid Ben Ali, l’un des fils d’Ali Ben Abou Taleb le gendre de Mahomet. 
Son pouvoir est assuré grâce sa soi-disant descendance et son lien avec Al el-Bayet. D’ailleurs, ce n’est pas le seul qui invente cette histoire qu’il est le cousin du Prophète, beaucoup de rebelles de cette époque utilisent Al el-Bayetau profit de leurs intérêts, car les descendants du Prophète étaient souvent châtiés par les différents dignitaires au pouvoir. En effet, une partie sont morts sur le champ de bataille et d’autres ont été empoisonnés. Par conséquence, l’emploi d’Al el-Bayet dans la quête du pouvoir incite à la pitié des gens et accélère la révolte. 
Ainsi, Ali Ben Mohamed opte pour les esclaves qui vivent dans des conditions atroces dans les champs. Ces esclaves qui vivent seuls, loin de leurs pays et de leurs familles souffrent énormément, même les esclaves convertis à l’Islam n’arrivent pas à obtenir leur liberté, alors que normalement ils doivent automatiquement la recevoir[10]
Les esclaves comprennent avec le temps que leur nouvelle religion prêche l’égalité entre les hommes et qu’il n’y a pas différence entre les races sauf selon le degré de piété religieuse. Ainsi, le terrain est prêt pour Ben Mohamed afin d’appeler à la révolte, il prêche à ses adeptes qu’il n’a pas important d’être un descendant du Prophète pour être un dignitaire ou un guide. Selon lui, la personne qui est digne de guider la masse est celle qui possède une bonne réputation et qui a une large connaissance de la religion. Cependant, son choix d’être un descendant de Mahomet avait pour but d’avoir le respect et en même temps la supériorité sur eux[11].     
Lorsque la révolte débute en 869, elle gagne du terrain rapidement dans les régions lointaines de Bagdad, les esclaves de différentes zones adhèrent à la rébellion : les domestiques, les eunuques, les bédouins, les opprimés et les damnés, tous ensemble sont sous la gouvernance de l’Ami des Zanj, le nouveau nom de Ali Ben Mohamed.

L’extension de la révolte

 Les rebelles gagnent rapidement du terrain, ils passent d’une ville à l’autre, ils pillent les villes et massacrent les habitants, aucune pitié dans cette guerre d’existence et de vengeance. 
Alors, le Calife abbasside envoie une armée après l’autre sans succès. Bagdad vit à ce moment-là un conflit au sommet de l’Empire, un Calife liquide l’autre pour accéder au pouvoir, l’Ami des Zanjs profite de la situation et continue l’extension de son pouvoir. En 872 Ben Mohamed fonde sa capitale Al-Mukhtara au sud de l’Irak, les villes tombent les unes après les autres, cependant, le gros gain vient avec la tombée de Bassora en 871 après un siège plongé. 
Victoire après l’autre, Ben Mohamed devient un leader partout, ses soldats sont sans pitié, ils tuent puis pillent les villes, ce comportement ne laisse pas les habitants indifférents. En dépit de l’atrocité de l’autorité centrale à Bagdad, le peuple essaie de se protéger et se défendre contre le comportement irresponsable des Zanjs. 
Finalement, la révolte arrive à 80 kilomètres de Bagdad, le nouveau Calife doit prendre une décision importante afin d’éradiquer et vaincre les rebelles[12].
Le calife Al-Mutadid (857-902) envoie son fils Abou al-Abbas en 879 afin d’affronter les rebelles, il réussit son premier coup contre les Zanjs et continue d’un succès à l’autre jusqu’à l’arrivée à la capitale Al-Mukhtara en 881. Il l’assiège et propose aux rebelles de se rendre avec des propositions généreuses de leur donner leur liberté et de les laisser choisir où ils veulent vivre. 
Les propositions sont refusées et le siège continue jusqu’en 883  la capitale tombe. L’armée abbasside entrealors dans la capitale et massacre les rebelles dont l’Ami des Zanjs qui est capturé, puis décapitéAinsi, la révolte prend fin en août 883 après presque deux décennies[13]
La fin de cette révolte met fin à une histoire bien douloureuse pendant la première période de l’empire Abbasside qui est fondé sur les décombres de l’empire Omeyyade connu pour sa négligence vis-à-vis des nouveaux convertis et son accord de tout le pouvoir aux Arabes. Alors, le nouvel Empire est venu pour mettre fin à la discrimination et à l’injustice pratiquées par les Omeyyades, cependant, il tombe rapidement dans les mêmes erreurs. Pire encore avec un régime social injuste surtout envers les domestiques et les eunuques qui servent dans les palais des princes et princesses. Le nouvel Empire est corrompu par la montée de différents clans liés en général à la mère ou à la femme préférée du Calife. Ces pratiques mènent à des conflits, à la montée du clientélisme et à la corruption. La société aussi est le reflet de cet État pourri où l’injustice et l’inégalité trouvent son chemin dans les cœurs des nouveaux riches, des négociants et aussi des ulémas.     

L’État des Zanjs et la faute répétée

Ali Ben Mohamed crée un conseil de six personnages, il les consulte en tout temps. Chacun d’eux possède une fonction en tant que chevalier, autrement dit l’Ami des Zanjs et ses conseillers sont toujours à la tête de l’armée, aucun parmi eux ne cède sa place au cœur de l’armée. Les soldats aussi sont courageux, braves, disciplinés et obéissants à leur maître ou à la personne désignée par Ben Mohamed[14].  
Il fonde l’administration dans la capitale Al-Mukhtara qui est devenue une forteresse entourée d’eau, ses murs aux alentours sont hauts, à l’intérieur se trouvent des marchés, des ponts et de belles maisons. 
Comme l’Ami des Zanjs l’a promis à ces adeptes, ils obtiennent la liberté et la richesse. Cependant, la nouvelle société tombe rapidement dans l’erreur, les anciens esclaves deviennent des maîtres, ils pratiquent le même comportement que leurs anciens maîtres, c'est-à-dire l’injustice envers leurs domestiques, de même qu’ils traitent les femmes capturées pendant la guerre avec une atrocité inimaginable.
Même si les promesses faites par Ali Ben Mohamed sont tenues, chaque révolution a besoin d’élites, de penseurs et de philosophes. L’État des Zanjs manque de penseurs pour bien organiser l’État, car un État ce n’est pas seulement l’égalité entre les hommes et la justice dans la distribution des richesses, pour que cet État continue, il doit y avoir des convictions et des croyances, voire une idéologie. Cependant, les rebelles pensent qu’ils exécutent l’Islam pur prêché un jour par Mahomet. Le paradoxe est que l’État a besoin de personnages cultivés, d’érudits afin de mettre en place un état fort. 
En outre, au côté de cette révolution, il y en a aussi d’autres, en revanche, il n’y a aucune relation entre les différentes révoltes. Chacun lutte pour sa cause, bien que tout le monde se révolte contre l’injustice[15]. L’absence de corrélationsentre elles les affaiblit et donne la chance au pouvoir central de les vaincre.

Conclusion

Ali Ben Mohamed emploie la religion au profit de la politique, il reçoit sa légitimité à travers sa légitimité en tant que descendant du Prophète, il tient sa parole et ses promesses envers ses adeptes. Cependant, une personne ambitieuse sans avoir une vision stratégique, sans être capable de concevoir le futur de son État, tombe tout de suite dans le piège et répète les erreurs de ses adversaires : l’injustice. En dépit de sa détermination, son État s’effondre et les historiens le traitent avec mépris, car il reste un État de rebelles sans une vision stratégique sur son avenir. En plus, il pratique rapidement la même politique injuste pour laquelle la Révolution a eu lieu et certains veulent enterrer ce chapitre de l’histoire pour ne pas salir l’empire Abbasside en tant qu’une belle réussite du vivre ensemble après l’extension de l’Islam, il faut le dire : ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire ! 
Par ailleurs, le mépris des historiens arabo-musulmans vient du personnage qui a guidé cette révolution : Ali Ben Mohamed. Celui-ci possède des origines mélangées, voire dissipées entre plusieurs pays, les historiens n’arrivent pas vraiment à préciser son parcours et sa descendance, il y a des fragments d’histoires présentés dans plusieurs références qu’il faut pouvoir lier afin de monter un portrait convaincant de ce dernier.
En effet, des essaies sont publiés durant la deuxième moitié du XXe siècle, écrits par des socialistes arabes, voire des marxistes afin de pousser le peuple arabe à se révolter contre les régimes dictatoriaux, tels que : Hussein Mroueh, assassiné en 1987 à Beyrouth, Liban, à cause de ses convictions communistes. Bien que certains écrivains occidentaux aient abordé cette histoire aux XVIIIe et XIXe siècles, les seules références pour eux sont les livres arabes. Par contre, des écrivains, comme Massignon, analysent le parcours de la Révolution des Zanjs selon les critères de son époque, C’est à dire en le comparant avec des approches marxistes et socialistes comme les écrivains arabes du XXe siècle.
Louis Massignon (1883-1962), un penseur français, croit que les Zanj ont créé un État à la manière communiste où l’égalité entre eux est totale, bien que cet État soit musulman suivant les convictions prêchées par Mahomet.  
De toutes les façons, la Révolution des Zanj n’a vraiment pas été étudiée ni par les arabes ni par les occidentaux avec une vision neutre.
Bien que cette révolution se soit produite contre l’injustice et l’inégalité, cependant la religion a été utilisée pour des ambitions politiques et cette révolte a manqué de vision stratégique.
Finalement, cette recherche rapide avait pour objectif de mettre un peu de lumière sur un chapitre de l’histoire négligé par les historiens.                                                                                A.M

[1] Lewis, Bernard.1993. Race et esclavage au Proche-Orient. Paris : Gallimard. 
[2]Ibn Hichâm.2003. La vie du prophète Mahomet : épitomé ou abrégé. Paris : Fayard.
[3] Ibid.
[4] Blog Islam en France. En ligne : http://islam.france.over-blog.com/article-racisme-121096262.html site Web consulté le 14 septembre 2019. 
[5] Gabrieli, Francesco.1988. Le Califat de Bagdad : la civilisation abbâsside. Paris : Syros-Alternatives.
[6] Lewis, Bernard.1993. Race et esclavage au Proche-OrientParis: Gallimard.
[7] Ibid.
[8] Olabi, Ahmed. 2007. Thawarat el-Zanj et Kaaedha Mohamed Ben AliBayreuth: édit. al-Farabi
[9] Ibid.
[10] Ibid.
[11] Sadr, Mūsá. 2015. Les religions au service de l'homme. Beyrouth : Paris : Albouraq.
[12] Oulabi, Ahmed. 2007. Thawarat el-Zanj et Kaaedha Mohamed Ben AliBayreuth: édit. al-Farabi
[13] Ibid.
[14] Ibid.
[15] Massignon, Louis.1954. Essai sur les origines du lexique technique de la mystique musulmane. Paris : Vrin.

mardi 17 mars 2020

Comprendre la propagande selon Noam Chomsky et Edward S. Herman


Ce texte se concentre sur la lecture des deux textes écris par : Chomsky et Herman. Le premier texte vient de l’essai: La Fabrication du consentement. Et, le deuxième intitulé : The Propaganda Model : a retrospective

Par: Adam Mira

Dans La Fabrication du consentement les médias sont décrits en tant qu’un instrument au service des particuliers, c’est-à-dire des personnes qui dirigent l’État et des hommes d’affaires possédant un poids financier important dans la société. En sus, ces particuliers mènent, voire dirigent les gouvernés par des processus tels que la propagande. 
Bien que les médias soient sous contrôle de strate supérieure pour certains, les néoconservateurs croient qu’ils sont un instrument sous contrôle de la gauche qui mène une croisade contre le système.
En revanche, le texte The Propaganda Model : a retrospective est basé sur l’analyse de critiques menées par des intellectuelles occidentales à l’ouvrage de La Fabrication du consentement, le but de cet article est de justifier et de mettre la lumière sur certains termes parus dans l’essai mentionner ci-dessus. En sus, les médias selon certaines visions restent anti-démocratie, et prennent une attitude et un comportement adverse à l’égard du gouvernement et des entreprises. Par ailleurs, l’article essaie de répondre à la question suivante : Quel est le modèle de propagande et comment fonctionne-t-il ? 
Dans La Fabrication du consentement les auteurs donnent une définition des médias et leur accordent cinq niveaux de filtrage de l’information afin d’être compatible à la diffusion et fait partie de la propagande. Les cinq niveaux seront expliqués dans les pages suivantes : le financement, l’identité du propriétaire et sa fortune dans le marché, les sources des annonces (gouvernementales vs privées) et l’anticommunisme.
En effet, le rapport explique la structure du modèle proposé dans La Fabrication du consentement, en se basant sur les deux textes ainsi que d’autres références

I)              Taille, actionnariat, fortune du propriétaire et orientation lucrative 

Pendant longtemps, la taille de la presse écrite était modeste. Lorsque les journaux au milieu du XIXe siècle commencent à avoir une influence majeure sur certaines couches de la société, telle que la classe ouvrière, les riches déclenchent l’alarme, selon eux, il faut mettre fin aux journaux qui menacent leurs intérêts. C’est ainsi que les journaux ont subi des procès et que des décrets ont été promulgués afin de mettre des bâtons dans les roues dans leurs croissances. 
À cette époque, en Angleterre et Aux États-Unis, la création de journaux de masse devient très chère, et les différents lobbyings cherchent à acquérir des titres. L’émergence de la radio et de la télévision ne changent pas beaucoup la règle, la strate supérieure cherche à partager l’achat de titres et de compagnies en vue de contrôler l’information. Le gouvernement est totalement complice, surtout les dirigeants des groupes étaient des fonctionnaires d’État et sa force de posséder une bonne partie du marché de la publicité, en plus, les groupes qui possèdent les différents médias sont aussi actionnaires dans d’autres business comme General Electric. Les médias occupent une partie du marché et l’information doit être contrôlée afin de servir les intérêts des propriétaires et leurs complices : le gouvernement et les publicitaires. 
Par ailleurs, le rôle du journaliste est de diffuser les informations reçues, cependant, les propriétaires ont des experts qui filtrent les informations avant même d’arriver aux journalistes, d’ailleurs les grandes agences de presse telles que : Associated Press (AP) et Agence France-Presse (AFP) et bien d’autres sont des agences privées ou semi-privées qui partagent le contrôle avec l’État. Ainsi, bien que le journaliste soit intègre, les informations reçues ont déjà été filtrées par les experts. 
Pour la strate supérieure, l’information est une marchandise monnayable sur le marché, elle doit être rentable aux propriétaires et actionnaires. La concurrence est donc rude entre les différents médias afin de gagner plus.
Herman soutient cette idée, pour lui, les médias s’appuient fortement : sur le gouvernement et les grandes entreprises en tant que sources d’information, sur des considérations économiques et politiques et, souvent, sur des intérêts qui se chevauchent. La solidarité est forte entre le gouvernement et ses alliés les médias, leur but est de passer leurs intérêts avec le consentement de la masse.

II)            Poids de la publicité

Aux premiers temps, la survie des journaux était basée sur leur vente, leur extension rapide dans la société. C’est ce qui a attiré la strate supérieure qui a opté pour les annonces dans les journaux dont ils sont rapidement devenus les sponsors. Cependant, les journaux qui ne trouvent pas assez de publicités finissent par mettre la clé sous le paillasson. C’est le cas des journaux qui défendent la classe ouvrière. En effet, ils se retrouvent sans publicité, bien qu’ils aient des millions de lecteurs, et ferment, car les personnes qui lisent ce genre de journaux ne possèdent pas assez d’argent pour acheter leur journal préféré tous les jours. C’est une sorte de discrimination par la strate supérieure, Au fil du temps, tous les médias deviennent les esclaves des sponsors, alors les publicitaires, qui ont les moyens, sont ceux qui donnent vie aux médias. Pour cette raison, ces derniers essaient de trouver des annonces afin de continuer à rester sur le marché et de faire des profits, car à l’instar de ce qui est écrit ci-dessus, le but des médias est d’être rentable. 
Par ailleurs, les médias qui diffusent des reportages, des documentaires et qui publient des articles qui ne sont pas au goût des sponsors, ils seront châtiés et discriminés, en conséquence, ils ferment ou ils reçoivent un ultimatum afin de ne plus répéter cette erreur. 
Pour Herman, le secteur du journalisme professionnel intègre certaines des valeurs commerciales que les propriétaires des médias s’approprient, comme s'appuyer sur des sources officielles peu coûteuses en tant que source d'information crédible. Cependant, les journalistes essaient d’informer les citoyens sur certains évènements, même si leur impact reste infime et ne touche pas les intérêts des annonceurs.  

III)          Poids de sources gouvernementales et des expertes des pouvoirs  

Le gouvernement est la première source d’informations, telles que l’armée et la bureaucratie de l’administration. Ces composants de l’État sont des sources crédibles pour les médias, bien qu’elles possèdent elles-mêmes des magazines, des journaux, etc. 
De plus, la relation entre les médias et ses sources est basée sur des intérêts réciproques et commerciaux. Le gouvernement emploie les journaux qui seront en quelque sorte ses porte-paroles. Les médias aussi comptent sur le gouvernement pour avoir des informations variées, comme celles internationales, car cela reviendrait moins cher que d’avoir des correspondants partout dans le monde. Donc le gouvernement est la première source d’information, mais aussi les privés peuvent produire de l’information, surtout les grandes entreprises. 
Cependant, la production de l’information doit être rentable et fiable afin que le gouvernement puisse contrôler les médias et fasse passer son message. Ainsi, la relation entre l’État et les médias est une corrélation publique et de propagande.
Ainsi, le gouvernement prévoit un budget de millions de dollars pour distribuer ses informations filtrées, et l’ironie est que ce sont les citoyens qui paient cet argent pour se faire endoctriner. C’est-à-dire, les contribuables participent à la propagande de leur gouvernement contre eux-mêmes, c’est là le génie du système. En plus, les médias privés recrutent des experts pour travailler à leur compte qui, en fin de compte, reproduisent la version officielle de l’information venue du gouvernement. 
Herman prétend que les médias et les journalistes induisent souvent en erreur la population : certains interprètent sans doute une ligne de propagande comme étant vraie, d'autres peuvent savoir qu'elle est fausse, mais le point est inconnaissable et sans importance. Cela dit, les journalistes reproduisent les informations venant du gouvernement.  

IV)          Contre-feux et autres moyens de pression

En fin de compte, le gouvernement emploi tous les moyens pour avoir la main mise sur les médias. 

V)            L’anticommunisme

La pression sur les médias est une sorte d’épée de Damoclès dont le dernier filtrage est la compagne anticommunisme. Le gouvernement, soutenu par le milieu des hommes d’affaires, attaque n’importe quelle personne ou clan qui soutient le communisme, car ce dernier est dangereux pour leurs affaires et pour le système capitaliste. Par ailleurs, le gouvernement peut même justifier une attaque à l’extérieur du pays contre le communisme. L’emploi de ce terme pousse les médias à suivre les pas du gouvernement. En effet, il est impossible de rester neutre ou sans réaction devant un acte gouvernemental contre le communisme. Bien que ce dernier ait presque disparu après la chute de l’Union soviétique, néanmoins, les Conservateurs, très souvent, l’utilisent en accusant les Démocrates d’être procommunistes. Comme Barack Obama, l’ancien président américain, qui a reçu des tonnes d’accusations de toutes sortes dont celle d’être un socialiste.
Herman appuie cette idée, pour lui les médias sont également contraints par l'idéologie dominante qui a fortement mis en avant l'anticommunisme avant et pendant l'ère de la guerre froide, d’ailleurs elle s’est souvent mobilisée pour amener les médias à soutenir ou à s'abstenir de critiquer les attaques américaines contre de petits États étiquetés communistes comme (Cuba).

\\Critique

Chomsky applique ce modèle de la propagande sur des effets concrets. En effet, en appliquant les cinq filtrages sur des effets concrets, le résultat montre que toute information basée par les filtrages trouve son chemin aux médias, car elle répond aux intérêts de la strate supérieure et de l’État. Par ailleurs, de nombreux sujets ne sont pas débattus par les médias, tels que : le budget de l’armée, l’industrie pharmaceutique et la sécurité sociale et l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA) et bien d’autres, car le débat ouvert sur ces sujets est contre les intérêts du milieu d’affaires et du gouvernement. Il y a des contrats et de grands marchés d’armement et de médicaments qui nuisent à la propagande menée par l’État et ses alliés si quelqu’un ouvre le débat sur ces sujets. Néanmoins, l’attaque contre le communisme reste vivante, elle reste dans la cour arrière du gouvernement afin de l’utiliser le moment précis contre les adversaires politiques et de la surconsommation du marché. Même la nouvelle technologie : l’Internet accorde à l’État et à la strate supérieure une nouvelle arme afin de passer leur propagande et de contrôler davantage les médias. Ainsi, avec la rapidité des communications à travers les réseaux, il est très facile de les bombarder avec un flou d’informations pour décrédibiliser des articles diffusés contre les intérêts de l’État et de ces alliés. C’est pour quoi le lecteur n’arrive pas à saisir l’information, alors il s’oriente vers les grands médias qui en réalité appartiennent aux groupes liés à l’État. Pire encore, les médias établissent sur les réseaux des catégories d’âge pour cibler par leurs publicités un public précis et par conséquent augmenter leur rentabilité.
D’ailleurs, Herman soutient que le gouvernement possède la capacité d’influencer, sur plusieurs niveaux, de puissantes entités commerciales et collectives pour exercer son pouvoir et mener les médias à ses buts. En plus, les cinq facteurs de filtrage agissent comme des  catalyseurs  par lesquels l'information doit passer et qui influencent considérablement les choix des médias, individuellement, et souvent de manière cumulative.
Bien que le modèle de propagande ait été généralement bien accepté à gauche, cependant, certains sceptiques n’y adhérent toujours pas. 
Par ailleurs, Herman pense que le modèle de propagande peut aider les activistes à comprendre où ils pourraient le mieux déployer leurs efforts pour influencer les médias. C’est-à-dire le modèle de propagande peut être une alternative afin de diminuer l’influence des médias de la strate supérieure. En général, les médias traditionnels, en tant qu'institutions d'élite, orientent les informations et les débats selon ses intérêts. En effet, le modèle de la propagande a une efficacité limitée, surtout sur le plan international où le gouvernement distribue les informations qui servent sa politique et les médias dans ce cas manquent d’informations et de sources, notamment le citoyen s’intéresse plus à la politique intérieure, qui est très peu analysée dans les deux textes.
En sus, le communisme est presque inexistant après l’effondrement de l’Union soviétique, le grand pays communiste qui est La Chine pratique le capitalisme économique, le marché libre en conservant sa politique d’uni-parti pour gouverner. 
En revanche, le terrorisme, un nouveau terme, émerge depuis l’attaque terroriste contre les États-Unis en 2001par un groupe radicale islamiste, ce nouvel ennemi inonde les médias, et donne aux grandes puissances la légitimité d’accuser un pays de terrorisme afin de mener une guerre et faire des médias l’instrument fatal pour mener cette propagande comme ce fût le cas de la guerre contre l’Irak en 2003.
Le modèle de la propagande fondé et défendu par Chomsky et Herman reste une hypothèse à développer pour qu’elle soit employée mondialement, sans oublier que Chomsky est un penseur qui est décrit comme un anarchique, un procommuniste par ses adversaires, cette description peut nuire la crédibilité de cette proposition pour décrypter la propagande. En sus, le gouvernement, derrière cette propagande, sont les États-Unis et l’Angleterre cités pour des effets historiques, cela dit le modèle vise de plus les É-U.
D’ailleurs Chomsky écrit dans son livre Propaganda: « la propagande dans les pays démocrates égale à la matraque dans les pays autoritaires. »  Dans ce cas, il existe plusieurs propagandes dont celle qui se trouve aux États-Unis. En fin de compte, il est difficile d’ôter l’idée, selon certains penseurs, qu’il y a toujours un complot ou une conspiration dans une théorie comme celle qui est proposée par Chomsky et Herman. 
En fin de compte, après décryptage, le modèle de la propagande est : de fabriquer l’opinion de masse et de falsifier l’histoire pour la duper, les relations publiques sont là pour contrôler l’opinion publique et finalement de filtrer l’information pour qu’elle ne soit plus neutre. C’est le résumé de ce modèle qui devient en réalité contre l’âme de la démocratie, car lorsqu’il s’agit des questions politiques fondamentales, les journalistes s’accordent aux intérêts de l’élite et évitent de contrarier les pouvoirs établis. En sus, les médias commerciaux remplacent au fur et à mesure les médias traditionnels afin que le consommateur ne soit plus capable d’interpréter les affaires publiques ou politiques[1].  
Pour finir Herman dit : « Le modèle de la propagande peut résumer les médias avec une phrase : un système de marché guidé. [2]»
Il faut le reconnaitre qu’il y a une complicité entre le gouvernement et les médias afin de duper les citoyens qui restent les victimes sans le savoir. Chomsky en bouclant ce rapport est plus proche de la prédiction de George Orwell dans son roman célèbre intitulé: 1984 ou le Big Father surveille tout le monde à travers l’instrument de sécurité qui est à notre époque la propagande, celle qui oriente le peuple vers la volonté de l’État et de ses alliés.

Bibliographie

Livres

Chomsky, Noam & Hedward, Herman. La fabrication du consentement De la propagande 
               médiatique en démocratie. Marseille : édits., Agone.
Chomsky, Noam & Robert, W. Mcchesny. 2004. Propagande, médias et démocratie
                Montréal : édits., Écosociété.
Chomsky, Noam.2002. Propaganda. France : édits., du Félin.
  Site Web
Edward S. Herman. 2010. The Propaganda Model: a retrospective. En ligne:
 https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/146167000361195 lien consulté le 18 septembre 2019. 

 Les deux auteurs 
Noam Chomsky (1928 -...) est un universitaire américain de réputation internationale. Influencé par la gauche, ses analyses sont basées sur des tendances socialistes, il est considéré par certains comme un penseur antisystème. 
En revanche, son collègue, Edward S. Herman (1925 - 2017) est un économiste américain qui s’intéresse à l’observation des médias.  Il a de nombreux écrits dont un avec Chomsky.  Cependant, son essai écrit avec le journaliste américain David Peterson intitulé : Génocide et propagande, l’instrumentalisation politique des massacres, montre qu’il est une personne engagée ; surtout à travers ses analyses sur la façon d’aborder le génocide dans les médias.



   






[1] Chomsky, Noam & Robert, W. Mcchesny. 2004. Propagande, médias et démocratie. Montréal : édits., Écosociété.
[2] Chomsky, Noam.2002. Propaganda. France : édits., du Félin.