mardi 8 novembre 2016

Du « Bildungsroman » au roman d’éducation : Un malentendu créature ?



Adam Mira

·       Introduction :


Denis Pernot, le professeur de la littérature française à l’Université d’Orléans en France, écrit en 1992 un long article paru dans la revue Persée[1], volume 22, Numéro 76, pp.105-119, intitulé : Du « Bildungsroman » au roman d’éducation : un malentendu créature ?
L’auteur subdivise son article en trois chapitres principaux, dans la première partie, il essaie de mettre l’accent sur trois thèmes allemands : Bildungsroman et Entwicklungsroman et Entwicklungsroman en montrant leur chronologie et racine. Dans la deuxième partie, le Professeur après avoir bien identifié les notions de différents thèmes, il explique le malentendu à propos d’utilisation du terme roman d’éducation en France et finalement dans la troisième partie, Pernot pose une question, si la France possède le genre du roman d’éducation.


·        De la Bildung au Bildungdroman :


Dès le début, avec habilité, l’auteur dévoile son sujet, selon lui, le critique français utilise les notions génériques : roman d’éducation, roman de formation et roman d’apprentissage pour deux thèmes allemands différents : Bildungsroman et Entwicklungsroman.
Un peu plus loin dans l’article, il insiste sur un point que l’étude générique du thème a été changé avec le temps, puis il creuse un peu plus afin d’éclairer son idée vis-à-vis de cet emploi.
L’auteur subdivise son premier chapitre en trois sous-chapitre pour qu’il puisse expliquer chaque tendance du thème.
Au début, le concepteur décompose le thème allemand Bildungdroman pour qu’il puisse expliquer son idée, et en quoi le critique français a tort. 
                                                
                                                                                                                   
Il écrit que le terme Bildung est dérivé par le radical Bild signifiant image. Et chaque fois on colle le radical à un mot, le sens naturellement changera, comme par exemple : Bildsamkeit qui désigne : formalité. Quoique le sens de ce terme se change avec le temps, dans un autre mot, on peut dire qu’il y a l’évolution de vocabulaires dans la langue.  Alors jusqu’au XVIIIème siècle Bildung était synonyme de Bild, c'est-à-dire image ou portrait, par contre Bildun signifie éducation, formation au sens pédagogique du mot, dans ce cas l’être humain s’identifie à l’image de son guide. Cependant, le siècle des Lumières vient où la philosophie évolue et donne des notions différentes aux plusieurs terme et invente certains thèmes tel que l’identité.
Alors, les français qui utilisent un seul mot pour la culture, qui est la traduction du mot kultur en langue allemande, bien que les allemands emploient Kultur au premier cas, Bildung au deuxième et exclusivement dans le troisième.
En 1810, un philosophe allemand renommé Karl Morgenstern[2] (1770-1852) donne une conférence, pendant laquelle il prononce le terme roman d’apprentissage pour qu’il désigne le roman de Goethe Les années d’apprentissage de Wilhem Weister qui était publié par lui-même.
C'est-à-dire il converti le terme Bildungsdroman en apprentissage, en expliquant qu’il contient la force de noter et copier une expérience personnelle d’une personne de formation particulière, une sorte d’autobiographie romanesque. Nonobstant, dans les conférences données après, Morgenstern change certaines directives concernant le roman d’apprentissage, il renonce à la caractéristique biographie, cependant il insiste sur le point que le personnage principal reçoit l’influence de son entourage et la formation de son intérieur.                                                                                                Finalement, l’auteur arrive sous ce chapitre que le Bildungsdroman dès son apparition utilisée dans une façon imprécise. Quoique depuis 1920, les allemands essaient de corriger son thème incertain. 

·         Les autres déterminations germaniques :


Le professeur Denis Pernot sous ce sous-chapitre ajoute trois déterminations telles que : Entwicklungsroman, Erziehungsroman et Künstlerroman au Bildungsdroman afin d’éclairer une fois pour toutes la bonne utilisation de chaque terme.
En divisant le terme Entwicklung/roman, les français utilisent Entwicklung qui signifie : formation, croissance et développement. Dans ce cas, la détermination de Entwicklungroman peut aider à l’accroître du terme Bildungsroman dans un concept historique en rassemblant des nombreux textes et romans. Toutefois, selon le discours critique germanique, on distingue que la confusion du terme Entwicklungroman reste confondre avec l’ensemble du domaine romanesque.
La détermination Erziehungsroman en le divisant : Erziehungs/roman, le terme Erziehung vient de verbes : Erziehen et ziehen, le premier traduit en français par les verbes : élever ou éduquer, donc Erziehung désigne éducation, instruction ou enseignement et la notion Erziehungsroman aperçue que l’homme à éduquer reçut l’influence d’une école d’un enseignent, d’une force ou d’une forcée extérieure en dessein d’atteindre son but, et ressemble des textes narratifs liant une relation étroite avec la pédagogie.

Il faut signaler que Georg Lukács (1885-1971), le philosophe marxiste et sociologue de la littérature hongroise, hongrois d'expression allemande [3], emploi dans son essai Théorie du roman le thème Entwicklungroman pour évoquer Wilhem Meister ou Hypérion de Goethe. Dans ce cas, l’Entwicklungroman se montre comme un genre pragmatique entre les deux déterminant Entwicklungroman et Bildungsroman, dans un autre mot, il propose une réconciliation entre le personnage principal du roman et le monde.
Nous arrivons au troisième terme Künstlerroman en le divisant Künstler/roman, Kunst désigne la technique ou l’art, et Künstler signifie l’artisan ou l’artiste. Alors, le terme Künstlerroman est une œuvre narrative présentant un personnage principal qui pratique un métier des Beaux-Arts. Selon Alain Montandon[4], professeur émérite de Littérature Générale et Comparée à l’Université Blaise Pascal (Clermont II) en France, le discours allemand a finalement trouvé un champ commun entre les deux termes : Künstlerroman et Bildungsroman, il dit : « … la plupart des romans du romantisme allemand sont à la fois des romans de formation et des romans de l’artiste. »
En somme, les définitions de trois thèmes Entwicklungsroman, Erziehungsroman et Künstlerroman ou Bildungsdroman restent confus et imprécis, alors les corpus romanesques englobent les trois déterminations allemandes, de quelle façon, ont-ils été parus ou connus en France ?

·       Les déterminations françaises : 


Sous ce titre, l’auteur répond à la deuxième question posée dans l’introduction concernant l’utilisation de français du terme roman d’éducation. Selon Denis Prenot, les français commencent à utiliser le terme roman d’apprentissage, roman d’éducation et roman de formation après la publication en 1963 de Théorie du roman de Georges Lukács, bien que ce thème paraisse bien avant cette date, cependant il n’est pas utilisé massivement dans la critique française qu’aux années soixante.  En outre, sous ce chapitre, le Professeur analyse l’accueil de deux romans allemands le premier Les années d’apprentissage de Wilhem Meister de Goethe et le deuxième Droit et Avoir de Gustave Freytag (1816 - 1895), un écrivain allemand qui devient en 1947 l’éditeur d’hebdomadaire Die Grenzboten, une revue qui est la tribune principale du libéralisme allemand et autrichien[5].  Le roman de Goethe a eu une influence majeure dans la littérature depuis son apparition aux XIXème siècle, le critique français le considère comme un roman didactique destiné à la jeunesse et il est perçu de toute façon aussi comme un roman d’éducation sous le terme Bildungsroman qui désigne l’éducation d’un jeune homme.

Par contre certains critiques considèrent Droit et Avoir de Gustave paru en 1857, comme un roman qui nuise à la démentions didactique, d’autre le considère est dans la filiation du roman Les années d’apprentissage de Wilhem Weister.   Et finalement, l’auteur tranche et considère qu’il y a deux visions françaises à propos de ces romans : une vision pragmatique qui le prétend tel qu’une réflexion pédagogique, d’autre comme un romand d’éducation.

·       Un roman d’éducation à la française :


Finalement, Denis Prenot répond à la troisième question et si les Français possèdent un roman d’éducation.  L’auteur donne deux exemples au roman d’éducation à la manière française, le premier c’est le roman de Daniel Vlady paru en 1862 de Camille Selden (1825 à 1896) une femme de lettres allemande de langue française[6],  cet ouvrage considère d’emblée comme un roman d’artiste, aussi s’agit-il d’un roman d’éducation à la française. Le roman raconte l’histoire d’un musicien qui suit son chemin afin de faire une carrière comme musicien. Le Professeur déduit que ce roman à la fois comme un Bildungsroman sous le thème l’histoire d’un jeune homme et comme un roman d’éducation.  

Le deuxième exemple c’est la trilogie Le culte du Moi paru entre 1881 et 1891 de Maurice Barrès (1862- 1923), un écrivain et homme politique français[7]. L’autre finit son analyse en déclarant que cette trilogie inaugure la tradition d’un roman d’éducation à la française.

·       Conclusion : 


En somme, l’utilisation française du terme roman d’éducation convertie à la définition de Morgenstern au thème Bildungsdroman qui conduit sur la portée vertueuse du genre, bien que dans les textes historiques de la Troisième République (c’est le régime républicain en vigueur en France de 1870 à 1940[8]) le roman d’éducation se présente comme un romand de formation.

Nous pouvons dire aussi que ce texte est très important grâce aux vastes informations données par l’autre intelligiblement et avec fluidité, il explique avec habilité un terme assez confus pour celui qui s’intéresse à la littérature, en plus, il nous cite dans le dernier chapitre qu’il y a un roman d’éducation à la manière français, cependant Denis Pernot nous pousse à chercher certaines informations hors de cet article, comme par exemple, il met les nomes de certains auteurs avec leurs noms de familles et abrégé leurs prénoms par la première lettre, tels que : W. Dilthey, K. von Morgenstern, F. Martini etc…nonobstant, cette pratique nous prive de trouver la personne indiquée dans le texte pour connaître davantage,  et il nous montre que cette écriture est destinée aux professionnels.

·       Bibliographie :  





dimanche 6 novembre 2016

Le tiers monde canadien!

Adam Mira


Corruptions, agressions sexuelles, fraudes, surveillances téléphoniques, racisme, séparation, pornographique et pédophilie ce sont les mots que nous entendions au cours de cette année 2016 au Québec. Chaque mois passe au pays, nous avons un scandale,  et hâtivement le gouvernement déclare qu’il a l’intention de créer un comité d’enquête. Mais, qui sont les personnages derrières les problèmes causés à la province?
Des politiciens, des artistes, des hommes d’affaires et des cadres ce sont les personnes qui salissent la réputation de cette province qui essaie d’être un exemple au Canada.
Les deux grands partis politiques le Parti libéral et le Parti québécois qui gouvernent le pays depuis plus de cinquante ans, et lorsque chacun d’entre eux accède au pouvoir, il tente de faire sa tête.
Il y a deux ans, le PQ était au pouvoir, il a déclaré la charte dit la Charte québécoise, cette déclaration a poussé la communauté musulmane  à protester contre le gouvernement qui est tombée rapidement dans les prochaines élections législatives, même Paulin Marois, la première ministre, n’était pas élue.  Selon plusieurs sociologues, la Charte québécoise n’était pas plus qu’un acte du racisme contre une communauté minoritaire agressée par une autre communauté minoritaire au Canada. Cette dernière qui pense qu’elle est menacée à disparaître, donc elle réagit agressivement contre les musulmans qui sont la minorité la plus vulnérable à cause de la mauvaise réputation internationale envers les musulmans depuis l’attaque terroriste à New York en 2001.

Chacun peut attaquer l’islam ou la communauté musulmane sans rien subir, car il n’y a aucune loi qui protège ce groupe ethnique qui souffre depuis des décennies en silence!
Au dernier temps aussi, nous avons un nouveau scandale, une jeune fille, Alice Paquet, a été agressée par un député libéral Gerry Sklavounos, les médias et le parti libéral au pouvoir a viré le Whip et la fille en question a poursuivi son chemin seule, elle a déposé une plainte contre le député et a pris un avocat pour continuer l’affaire devant le tribunal. Bien que cette fille a déposé plainte contre son agresseur le lendemain de l’agression, mais la police n’a pas donné beaucoup d’attention à cette affaire, sauf au dernier temps, quand l’Université Laval a subi dix agressions sexuelles contre dix filles qui ont déposé des plaintes contre leur agresseur, et à ce moment, Alice Paquet a dénoncé son agresseur, le craqueur des femmes, et là, les médias ont réagi par des articles et des interviews, mais l’accusé reste dans son poste comme député indépendant, sans prononcer un seul mot, l’affaire pourrait être étoffée!   

Au début de cette année, la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC), connue sous le nom Commission Chaponneau, a déposé son rapport après presque deux ans d’enquête et d’interrogatoire des centaines des personnes, mais aucune accusation, sauf quelques suggestions!
Le pire encore, un prix québécois cerné aux artistes depuis des années porte le nom Claude Jutra, un cinéaste québécois, qui considère comme un génie dans son demain, il a été dénoncé par une personne qui a eu des agressions sexuelles pendant son enfance par Jutra, cette allégation a eu lieu, lorsqu’une maison d’édition québécoise a embauché un auteur afin d’écrire l’autobiographie de Jutra, et c’était un scandale, la réaction est venue rapidement : d’un changement du nom de prix et d’enlever le nom Jutra d’une rue à son nom.
Mais personne n’a parlé de complices qui savent depuis toujours sa tendance envers les enfants, bien que ces complices soient dans une façon participées au crime commis par Jutra, mais à qui je parle?

Bien sûr, il y a d’autres scandales, mais cet article ne pourra pas tout raconter, mais ce que je déduis que Québec est la province la plus corrompus au Canada, comme m’a avoué un professeur, elle fait partie de tiers monde, mais il lui manque une seule chose : la guerre.           

   

vendredi 21 octobre 2016

No Home Movie de Chantal Akerman



·       Introduction: 

Un documentaire de Chantal Akerman raconte l’histoire familiale à travers sa mère qui en est le personnage principal. Ce documentaire est  subdivisé comme suit, en sept chapitres[1] : vous savez toutes sortes de choses ; ici il n'y a pas de distance dans le monde ; je suis fier de vous ; nous avons pensé que nous étions en sécurité ici ; comme le monde est petit ; raconte-moi une histoire et je veux te voir chaque jour.
             On voyage avec elle dans le passé de sa famille, un couple juif qui échappa à la mort après avoir été empoisonné dans le centre de concentration d’Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale et qui choisit de se réfugier en Belgique, à Bruxelles.
On suit Akerman à travers son dernier documentaire, sorti le 24 février 2016, dont la durée est d’une heure et cinquante-cinq minutes. On ne comprend bien l’histoire de cette famille qu’à la fin de ce récit émouvant, dans le chapitre : Je veux te voir chaque jour, lorsque la domestique hispanophone Maya s’assoie dans la cuisine avec Akerman et pose des questions personnelles, et là, on entend des détails sur cette famille.
·       Je veux te voir chaque jour
La cuisine fait partie centrale de ce long métrage, un lieu intime dont Akerman l’a utilisé dans son premier documentaire Saute ma vie, daté de 1968, et après presque cinq décennies, elle raconte une partie de l’histoire de sa famille dans ce lieu chaleureux. Le choix de cette place attire le spectateur et le sollicite vivement d’entrer dans le récit et de faire partie intégrale de cette famille émigrée. Dans plusieurs us et coutumes, la cuisine est un lieu sacré où on peut tout avouer et dévoiler, Akerman a compris ce secret dès le début de sa carrière et a décidé de l’insérer dans ses œuvres quand elle le pouvait. Dans ce chapitre, la caméra se concentre sur le visage de la domestique Maya et Akerman répond aux questions sans y apparaitre. Sa voix rauque et triste est paradoxalement vivante, elle essaie d’expliquer en langue espagnole à une personne qui n’a pas bien saisi la gravité de la situation de cette famille exilée. La domestique demande à Akerman :
-      Avez-vous des frères ?
-      No, j’ai seulement ma sœur Sylvaine. Répond Akerman
-      C’est vraiment triste.
-      Oui, c’est triste, mon père voulait trois, mais ma mère était fatiguée.
             C’est le début de la conversation entre les deux femmes installées dans la cuisine, Maya parlant un français cassé, mais compréhensible, par contre Akerman choisit de répondre en espagnol, elle cherche les mots dans sa tête pour bien transmettre son message. La domestique continue son interrogatoire :
-      Quelle est la nationalité de votre père ?
-      Il est belge, mais il est venu de Pologne. Réplique Akerman.   
-      Ah, c’est la Pologne.
-      Ma mère aussi.
-      Ta mère aussi est venue de Pologne ?
-      Ils ont fui la Pologne, parce que les polonais étaient durs.
-      C’est très dur la vie, peuple, c’est beaucoup de différents.
-      Ils se sont enfuis ici.
-      Ah !
                La domestique réitère son étonnement par des Ah étouffés, comme si elle se donnait un temps pour saisir le sens de ces paroles. Très vite le spectateur se voit emporté dans l’histoire émouvante de la famille d’Akerman. 
-      Mais après les SS les ont repris, puis ils les ont ramenés en Pologne.
-      Ah !
-      Au camp de concentration et pour cela ma mère est comme ça.
-      Ah. Oui !
-      À Auschwitz.
-      Ah, Juifs !
-      Mais, vous n’avez ni mari ni enfant, rien !
-      Non, seulement ma sœur Sylvaine.
                Dans le dernier passage de cette courte conversation, on saisit l’histoire épouvantable des parents d’Akerman, et la raison de la relation étroite entre cette dernière et sa mère. Ce rapport fort et poignant est illustré dans le deuxième chapitre : je suis fier de vous, lorsqu’Akerman raconte à sa mère (dans la cuisine aussi) à quel point était fière d’elle quand elle venait la récupérer de l’école.                                               
               De toute manière, la discussion entre Akerman et Maya est étrange, car l’une ne s’intéresse qu’aux questions superficielles : nationalité de père, de mère, mari, enfant, frère, etc… tandis que l’autre, Akerman, raconte avec beaucoup d’émotions le récit de sa famille et de sa mère qu’elle décrit de la manière suivante : pour ça, elle est comme ça ! La domestique pose ses questions avec un sourire aux lèvres, elle ne comprend pas la gravité de cette histoire, voire la souffrance qu’incarne cette famille depuis des décennies. Et, pour cette raison, son incompréhension continue en posant encore des questions banales sur la famille, sans demander une seule fois qu’est-ce que ça veut dire : Auschwitz ou un centre de concentration ou pour quelle raison la mère est comme ça ? En plus, aucun sentiment n’apparait sur le visage de Maya, une figure neutre ou plutôt indifférente, avec des yeux concentrés et fixés sur Akerman.                                                         
 Finalement, la caméra se déplace afin de mettre fin à ce documentaire qui raconte à travers cette histoire la douleur qui vraisemblablement va amener la réalisatrice à mettre fin à ses jours un an et demi après la mort de sa mère qui était sans aucun doute toute sa vie !

Bibliographie 

-      Saute ma ville, documentaire de 13 minutes, réalisation et scénario : Chantal Akerman, Belgique, 1968. https://www.youtube.com/watch?v=jx2RNzl-p3Q 
-      No home movie, documentaire, réalisation : Chantal Akerman, Belgique, 2016.


[1] Dans le DVD que j’ai visionné, le menu indique les sept chapitres du documentaire : No home movie. 

lundi 5 septembre 2016

Rûmi


Rûmi, un mystique, homme religieux, un sufi qui a sacrifié sa vie pour l’amour d’Allah et il a écrit plus de 45 000 verres sur l’amour.
Une brève de son histoire :
Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi1 ou Roumi, né à Balkh, dans le Khorasan de l'époque (la plus grande région de culture perse), dans l'actuel Afghanistan, le 30 septembre 1207 et mort à Konya (dans l'actuelle Turquie) le 17 décembre 1273, est un poète mystique persan (dari) qui a profondément influencé le soufisme. Il existe une demi-douzaine de transcriptions du prénom Djalal-el-dine, « majesté de la religion » (de djalal, majesté, et dine, religion, mémoire, culte). Il reçut très tôt le surnom de Mawlānā, qui signifie « notre maître ». Son nom est intimement lié à l'ordre des « derviches tourneurs » ou mevlevis, une des principales confréries soufies, qu'il fonda dans la ville de Konya2. Il écrivait tous ses poèmes en persan (farsi).
Son œuvre sera fortement inspirée de sa rencontre avec Shams ed Dîn Tabrîzî, son maître spirituel dont le prénom peut être traduit par « soleil de la religion ». Il en fera même l'auteur de l'un de ses ouvrages, le "Divân de Shams de Tabriz".
Rûmî a également repris à son compte les fables d'Ésope dans son principal ouvrage le Masnavi (ou « Mathnawî », « Mesnevi »). Les Turcs, Iraniens, Afghans et autres populations environnantes continuent aujourd'hui à avoir un profond respect pour ses poèmes. Reconnu de son vivant comme un saint et comme un grand spirituel, il aimait à fréquenter les chrétiens et les juifs tout autant que les musulmans.

L'UNESCO a proclamé l'année 2007 année en son honneur3 pour célébrer le huitième centenaire de sa naissance. Ainsi, le 30 septembre furent organisées à Konya des festivités avec la participation des derviches tourneurs et d'ensembles de musique traditionnelle d'Iran.
 Quelques verres de Rûmi :
    
Ton amour me fait résonner comme un orgue
Et mes secrets se révèlent sous la touche de la main
Tout mon être exténué ressemble à une harpe
À chaque fibre que tu touches je gémis
Du néant est partie note caravane, porteuse d'amour
Le vin de l'union illumine éternellement note nuit
De ce vin que n'interdit point la religion d'Amour
Nos lèvres seront humectées jusqu'à l'aube du néant
En vérité nous sommes une seule âme, moi et toi
Nous apparaissons et nous cachons toi dans moi, moi dans toi
Voilà le sens profond de mon rapport avec toi, car il n'existe entre moi et toi  

samedi 20 août 2016

Citoyen ennemi





Adam Mira

Le 2 août 1990, l’armée de Saddam Hussein a envahi le Koweït, elle a pris tout le pays pendant moins de 24 heures, de son côté l’armée koweitienne a fui le pays, et personne n’a fait aucune résistance par les koweitiens, inclut les immigrants ayant appui l’armée envahissante.  

Après la libération du Koweït, le gouvernement a exécuté certaines procédures contre les Palestiniens en particulier, car ces derniers ont soutenu l’armée irakienne, selon des rapports ayant écrit par des formateurs, bien que des Palestiniens aient fondé une sorte de résistance contre les envahisseurs.  
après que le gouvernement en question a été rétabli et malgré tout ce qu’il a eu, il continuait à pratiquer la politique de discrimination contre les employés, quoiqu’ils vivent au pays depuis des décennies.
Les Koweitiens pensent qu’ils ont raison de traiter les employés dans cette façon inappropriée, car ces gens sont venus au pays à leur gré, et le gouvernement leur a offert une opportunité de trouver un travail et un lieu où dormir, par contre ces gens étrangers sont en réalité des ennemis et ils ne ratent aucune  pertinence afin de se venger.

Je cite cette histoire, parce que je m’interrogeais sur un épisode qui touchait l’Occident au dernier temps, et je me pose la question : Comment un citoyen français, belge etc. est-il capable d’assassiner et tuer des gens innocents sans avoir aucun regret?
La majorité des personnes qui a commis un acte violent et criminel contre leurs peuples étaient d’origine maghrébine, et chaque fois, lorsqu’on lisait leurs histoires, nous distinguions qu’ils ont subi une sorte de discrimination et du racisme de leurs sociétés adoptives.
En outre, après ces actes criminels, ces gouvernements faisaient certains décrets pour renforcer la sécurité et prenaient des mesures contre la communauté maghrébine, bien que ce comportement augmente la haine et la rancœur au milieu de cette minorité visée.
En réalité, tout ce qui faisait ces gouvernements, il ne résoudrait pas le problème, car la négligence et l’injustice contre cette communauté continuent, par conséquent la haine augmenterait et l’affrontement serait bien intense dans les mois prochains.


Il est temps que les anciennes colonnes se réconcilient avec leurs passés et règlent leurs soucis avec les anciennes colonies afin de vivre en paix, sinon la guerre va continuer et les innocents qui perdront leur vie.  

Il est nécessaire que les vieilles puissances admettent leur tort et s’excusent de tout le mal qu’elles ont fait contre leurs colonies au Nord d’Afrique et en Afrique noire, lorsque ces gouvernements en question règlent leurs passés, leur avenir sera en paix!                      A.M

mercredi 27 juillet 2016

La plaie du passé


Dans ce recueil de seize nouvelles réalistes et intimistes, Adam Mira nous invite à voir le monde contemporain à travers le regard d'un Palestinien ayant vécu dans un camp de réfugiés jusqu'à l'âge de quarante ans, puis ayant subitement immigré, lourdement lacéré des plaies du passé, au Québec. L'écriture dépouillée et directe de cet auteur, qui a appris des rudiments de français au cours de ses pérégrinations, nous fait entrer dans un univers mental et social étonnant, déroutant, à la fois tragique et presque comique. D'un récit à l'autre, on rencontre un homme ayant vu sa famille massacrée sous ses yeux... ou ayant vu le laitier d'un quartier d'Alger froidement abattu par la soldatesque juste parce qu'il commençait à bosser avant l'aube... ou côtoyant une mère atteinte de quasi-mutisme à cause des cruautés des camps et de la guerre. La souffrance aiguë, l'arrachement et le profond manque affectif sont omniprésents dans ces récits, à mi-chemin entre fiction et témoignage. Heureusement, la dimension poignante des drames évoqués dans ces récits est équilibrée par le ton tranquille et limpide du traitement. Le résultat est à la fois très authentique et d'une étrangeté presque décalée, le tout restant solidement installé dans l'ordinaire et le quotidien (même le quotidien bizarre des camps). En lisant ce recueil de nouvelles d'Adam Mira, on se dira sans doute, encore une fois, que le monde est si beau, que le monde est si cruel. Tel est le message fondamental de La plaie du passé. Adam Mira : Journaliste indépendant, reporter et blogueur. Il a effectué un certain nombre de grands reportages dans plusieurs pays arabes, africains, européens et américains. Il a vécu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il habite depuis quelques années au nord de l'Amérique, à Montréal, où il occupe son temps entre lecture et écriture.
Pour obtenir le recueil, il est suffisant d'appuyer sur le lien ci-dessus, bonne lecture: