Le premier ministre canadien Justin Trudeau promet
pendant sa compagne électorale de réformer le mode de scrutin canadien. Après avoir
été élu, il a engagé en 2016 des parlementaires afin d’exécuter sa promesse de
réformer le mode électoral (Barnes, Lithwick et Virgint 2016, 1). Le comité
choisi s’est concentré sur certains modes de scrutins pratiqués dans les pays
démocrates tels que : le vote préférentiel, la représentation
proportionnelle, le vote obligatoire et le vote en ligne (Barnes, Lithwick et Virgint
2016,1). Cependant, par la suite, le chef du gouvernement a abandonné sa
promesse. Une question qui se pose : Devrions-nous changer le mode de
scrutin au Canada? Et, pourquoi ?
Selon moi, bien que le mode de scrutin canadien, le
Système majoritaire uninominal à un tour (MUT), soit imparfait, il est préférable
que le système reste tel quel, c’est-à-dire le statu quo et je justifierai ma
réponse en comparaison avec d’autres modes de scrutin.
Par: Adam Mira
D’abord, pour justifier mon choix de statu quo, je
vais définir trois modes de scrutin : le Système majoritaire uninominal à
un tour (MUT), la Représentation proportionnelle (RP) et le Vote préférentiel
(VP). Le mode MUT est pratiqué au Canada depuis sa fondation en 1867 et pour expliquer
simplement ce mode, le candidat gagnant doit avoir la pluralité des votes,
c’est-à-dire, c’est celui qui ramasse la majorité des voix qui sera élu
(Barnes, Lithwick et Virgint 2016,4). En
effet, le système MUT possède des points positifs tels que : avoir un
gouvernement majoritaire qui mène à la stabilité du pays, des processus faciles
à suivre pour l’électeur et le résultat sera dépouillé rapidement (Barnes,
Lithwick et Virgint 2016,2). Quant aux
points négatifs, il y a : la perte de voix, la disproportion entre les
votes et les sièges et met en avant les formations régionales. Cela dit, les
partis concentrés dans les provinces amassent les votes en marginalisant les
partis qui ont des soutiens dispersés (Barnes, Lithwick et Virgint 2016,2).
Cependant, c’est pour ces points forts que je choisis le statu quo, car cela
permet la stabilité du pays avec un gouvernement majoritaire qui reflète les
valeurs, les coutumes et les us de la société canadienne, en plus, il empêche
les partis extrémistes d’accéder à l’Assemblée nationale.
Par contre, dans le système RP, qui se pratique
dans certains pays démocrates tels qu’Israël et l’Italie, en toute simplicité, l’électeur
vote pour une formation politique ou pour plusieurs candidats, ce mode de
scrutin permet de faire concorder les voix avec les siège. Ainsi, les pourcentages
concordent avec le nombre de sièges à l’Assemblée législative. Par ailleurs, le
mode RP représente la diversité de la société (Barnes, Lithwick et Virgint 2016,6).
Cependant, le vote de la Représentation proportionnelle est compliqué et il est
difficile de former un gouvernement majoritaire. D’ailleurs, le résultat électoral
débouche souvent sur un gouvernement de coalition dont il est difficile d’y
trouver une stabilité, sans oublier qu’il donne aussi une chance aux partis
extrémistes d’être élus (Barnes, Lithwick et Virgint 2016,9). C’est à cause de ces
points négatifs, de l’instabilité gouvernementale, de la complicité du vote et de
la voie ouverte aux partis extrémistes que j’ai choisi le mode de scrutin
canadien. D’ailleurs, en Israël des partis extrémistes sont au pouvoir et vont
être majoritaires dans les prochaines années, le pays va être instable à cause
de ces formations politiques.
Concernant le VP qui est le synonyme de vote
transférable utilisé dans certains pays comme l’Australie, ce système donne à
l’électeur le pouvoir de choisir son représentant en le mettant en ordre de
préférence sur la liste de vote, et s’il n’y a pas de voix suffisantes pour
élire un candidat, celui qui a le moins de voix sera éliminé et ses voix seront
accordées aux autres candidats (Barnes, Lithwick et Virgint 2016,5). Ce
processus continue pour finalement avoir la majorité et élire un candidat. Les
avantages de ce genre de mode est qu’il peut déboucher sur un gouvernement
majoritaire et stable, avoir un lien étroit entre l’électeur et son
représentant (Barnes, Lithwick et Virgint 2016,6). Cependant, ce mode de
scrutin entraine des gaspillages de voix, une disproportionnalité entre les
voix et les votes et il est très couteux d’avoir deux tours pour choisir un
représentant. Il est clair qu’il y a des points communs entre le MUT et VP,
cependant, ce dernier est très couteux et il est facile à perdre des votants qui
n’iront pas voter pour le deuxième tour. Par conséquent, j’ai choisi que l’on
garde le mode de MUT qui est moins couteux et a un seul tour, en plus d’assurer
une stabilité au pays, ce qui est, à mon sens, impératif et fondamental.
Il est important de signaler que le mode de scrutin
pratiqué dans les pays démocrates a pour but de former un gouvernement qui
exécute la volonté de la majorité de la population, sous la bannière d’une
formation politique qui reflète les mœurs et les us de la société (Loriot 2016,
1). Cependant, la distorsion, c’est-à-dire le déséquilibre entre les votes et
les sièges, est le point critiqué par les détracteurs concernant le Système
majoritaire uninominal à un tour (Bureau 2015,1). D’ailleurs, les politologues
préfèrent que chaque voix compte dans les élections, c’est-à-dire qu’ils
prônent le mode de Représentation proportionnelle (RP) afin de refléter d’une
manière plus juste les différentes formations politiques et d’avoir des
représentants à la Chambre de commune (Bureau 2015,1). Toutefois, le MUT reste
le meilleur mode de scrutin pour maintenir un pays stable.
Pour finir, il est clair que certaines communautés,
telles que les minorités visibles, les
femmes, la communauté LGTB et les Autochtones sont moins présentées à la
Chambre des communes. Néanmoins, selon moi, je préfère
que la réforme touche le Sénat, autrement dit, le Premier ministre nomme des
sénateurs qui représentent les différentes communautés et notre système
majoritaire uninominal à un tour reste tel quel. Cependant, à l’avenir, le
gouvernement pourrait modifier certaines caractéristiques de ce mode avec
l’augmentation de la population, surtout pour barrer le chemin devant les
formations extrémistes qui empoisonnent notre société. A.M
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