mercredi 9 juin 2021

LA HAINE ET L’ORPHELIN

Cet article est paru dans le journal montréalais LaPresse, c’est un billet écrit par la journaliste Rime Khouri sur la tragédie qui a été survenue à London en Ontario. Ces mots présentent exactement mes sentiments et mes pensées, je suis totalement d’accord avec chaque mot écrit dans cet article et le republie dans mon blog parce que il me présente. 

Adam Mira

RIMA ELKOURILA PRESSE

Il a 9 ans. Il est orphelin depuis cet acte de terreur islamophobe qui a fauché quatre membres de sa famille, à London, en Ontario.

Depuis lundi, le cœur brisé, je n’arrête pas de penser à cet enfant. À l’horreur dont il a été témoin et dont il est le seul survivant. À la haine qui a frappé trois générations de sa famille et l’a grièvement blessé. À son effroyable solitude sur ce lit d’hôpital d’un pays choisi par ses parents pour lui offrir une vie paisible, une vie où tous les rêves sont possibles. Pas une vie où une promenade du dimanche soir peut se transformer en bain de sang parce que vous êtes musulmans. 

Au moment où j’écris ces lignes, alors qu’il est encore hospitalisé, on ne lui aurait rien dit encore. Il ne se sait pas orphelin. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il le devinera assez vite. Que voyant que ni sa mère ni son père ne sont à son chevet, voyant les yeux rougis de ceux qui l’entourent, il saura. Et qu’il sera impossible de trouver les mots pour lui expliquer son cauchemar. 

Jusqu’à dimanche soir, tous les rêves semblaient pourtant possibles pour cette famille canado-pakistanaise qui travaillait très fort pour reconstruire sa vie. 

La mère, Madiha Salman, 44 ans, était en voie d’obtenir son doctorat en génie civil. Le père, Salman Afzaal, 46 ans, était physiothérapeute. Leur grande fille, Yumna, 15 ans, était sur le point de finir sa troisième secondaire. La grand-mère de 74 ans aimait les accompagner dans leur promenade du soir. 

Ils ne voulaient que marcher en paix. Et voilà qu’en quelques secondes, alors qu’ils attendaient à une intersection pour traverser, la haine, elle, n’a pas pu attendre. La marche familiale s’est transformée en marche funèbre. 

Selon la police, les cinq passants ont été heurtés intentionnellement. Pas parce qu’ils se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais parce qu’ils étaient musulmans. 

Ce n’était donc pas un accident, mais bien un acte délibéré, motivé par la haine, selon les enquêteurs. L’auteur de l’attaque aurait décidé que ces gens qui ne faisaient que marcher ne méritaient pas de vivre. 

Quatre ans après l’attentat à la Grande Mosquée de Québec, ce nouvel acte de terreur antimusulman nous rappelle que l’islamophobie, à l’instar des variations sur la même haine, tue. Que l’extrémisme violent et le terrorisme, contrairement à ce que bien des gens croient, ne sont pas l’apanage des islamistes radicaux. Quand des islamophobes radicaux frappent et sèment la terreur, ce n’est pas moins grave. 

En pensant à cet enfant survivant, je ne peux m’empêcher de penser aux questions troublantes que soulève la tragédie de London. Au syndrome du « deux poids, deux mesures » que l’on observe encore et toujours lorsque survient un tel attentat. 

Si un enfant avait été laissé orphelin après un attentat djihadiste au camion-bélier ayant tué quatre membres de sa famille, la couverture médiatique aurait-elle été la même ? La même horreur aurait-elle suscité autant d’indifférence ? 

Bien sûr que non. 

Au-delà de nos illusions d’égalité, il y a encore des citoyens considérés comme « moins égaux » que d’autres. Des citoyens que des discours haineux banalisés déshumanisent et mettent en danger. 

Parce qu’ils sont musulmans. Parce qu’ils sont juifs. Parce qu’ils sont noirs. Parce qu’ils sont autochtones. Parce qu’ils sont asiatiques… 

On aime bien croire et se faire croire que nous vivons dans un pays où la vie de chaque enfant, de chaque être humain compte, peu importe ses origines, sa religion ou la couleur de sa peau. On aime bien croire qu’il n’y a pas de hiérarchie, pas de vies qui valent plus que d’autres. 

On l’a dit dans la foulée de la mort de George Floyd. Black lives matter… 

On l’a redit dans la foulée de la découverte des restes de 215 enfants autochtones dans une fosse commune à Kamloops. Chaque enfant compte… 

On a aussi dit « plus jamais » après l’attentat de Québec. 

Mais tant qu’on doit le dire, c’est que ça ne va pas de soi. Et tant que ça ne va pas de soi, il faudra le dire encore, et plus fort, et en haut lieu. Nommer le mal. Exiger qu’au-delà des émois éphémères, il soit pris au sérieux. Dénoncer ceux qui le cultivent, le banalisent, le normalisent. Leur bloquer la voie. Se rappeler que lorsqu’une communauté est attaquée, nous le sommes tous. 

Il faudra le dire encore. Pour cet enfant et pour la suite du monde. À la mémoire de tous ceux qui ne voulaient que marcher en paix.


La source: pour lire l'article dans LaPresse, dirigez-vous vers ce link:

https://plus.lapresse.ca/screens/7445a95b-6514-47f3-a947-b96bfd6454c9__7C___0.html?utm_content=email&utm_source=lpp&utm_medium=referral&utm_campaign=internal+share 

 

dimanche 6 juin 2021

La langue officielle au Québec


                                                      François Legaut

Le premier ministre du Québec François Legault et les membres de leur formation politique ont déclaré que la langue de Molière est la seule langue officielle de la Belle Province, même Ottawa, selon une déclaration de Justin Trudeau, a accepté cette décision.  La question : est-il suffisant d’imposer une langue officielle par un décret?

Par : Adam Mira

 La langue est un élément important afin qu’une nation soit unie et un État soit bien établi, mais aussi pour avoir un État harmonieux entre tous ses habitants, il faudrait avoir un récit collectif qui raconte l’histoire de cet État. Lorsque nous avons plusieurs communautés vivant au Québec avec des langues différentes dont l’anglaise, qui est la deuxième langue officielle du Canada, le décret peut facilement écarter une bonne proportion de la société qui est réticente d’accepter cette nouvelle règle.

Mme Mélanie Joly, ministre fédérale des Langues officielles, prêche un discours conciliant pour que le Québec reste une province qui fait partie du Canada uni. 

C’est vraiment une main tendue vers le Québec. On veut être un partenaire pour aider à la préservation du fait français au Québec. C’est l’objectif du gouvernement. C’est certainement ma vision, et c’est la vision du gouvernement Trudeau. C’est une nouvelle vision qui vise à reconnaître que le français est une langue qui nécessite plus d’attention.         Mélanie Joly, ministre des Langues officielles

 

En plus, la cause de l’immigration vers la langue de Shakespeare est pour trouver un travail, la plupart des immigrants qui s’installent au Québec parlent mieux le français que les Québécois francophones, en plus, la majorité des immigrants qui débarquent au Québec sont universitaires versus 35 pour cent des Québécois francophones. Alors les personnes qui ne trouvent pas un travail, elles sont obligées de maitriser l’anglais afin d’augmenter la chance de vivre en dignité. Si un francophone trouve un travail, il n’est pas obligé d’avoir une deuxième langue. D’autant plus, pour trouver un travail qualifié à certain niveau, l’anglais est obligatoire, dans ce cas, qu’est-on fait avec ce décret? D’ailleurs, à quoi ça sert de faire tout ce brouhaha en disant que la langue française est la seule langue officielle au Québec, comme Legault chercher de rester au pouvoir, il a trouvé cette solution pour augmenter sa popularité parmi les québécois pour la prochaine élection, c’est un jeu politique pour qu’il tourne l’attention de la population vers d’autre fait. De toutes les façons, ce gouvernement essaie dès le début de diviser la société, il a débuté avec un décret sur les signes religieux, d’ores et déjà avec la langue. Diviser pour gouverner, en réalité, personne ne s’intéresse à ce que ce gouvernement fasse avec des décrets qui divisent à la place d’autres qui s’unissent. 

Conclusion

Pour finir, si le travail est à l’abondance et facile à le trouver, le français sera la première langue sans décret, et tout le monde défendent la position du gouvernement afin de donner au Québec son statut distingue en tant que la deuxième nation qui a participé à la fondation du Canada. En revanche, lorsque le taux du chômage est élevé environ 10%, personne ne s’intéresse à ce décret sauf Legault et ses partisans. En effet, les minorités, en général, pensent qu’elles sont menacées de disparaitre et font toujours des trucs afin de se protéger, mais elles protègent et se protègent contre quoi/qui? C’est ça la grande question!!!! A.M

   

mercredi 26 mai 2021

Vandalisme au parc Laurier!

Photo A. Mira

Parc Laurier se situe au cœur du Plateau Mont-Royal, est un endroit majestueux pour les habitants de cet arrondissement montréalais. Le Maire fait ses mieux pour que ce recoin soit agréable pour les citoyens, en effet, le parc possède une piscine, un espace réservé aux chiens, deux terrains de foots, un espace pour les enfants et un espace pour des sports légers. Sans oublier la possibilité de connecter à l’Internet. Mais, certains gens viennent au parc pour le détruire et malheureusement la Métropole et les citoyens qui doivent payer ce mal fait.  

Adam Mira

Lorsque je suis entré aux toilettes du parc Laurier, j’étais en colère à cause de graffitis, des dessins et des paroles écrits sur les murs et les miroirs par des gens irresponsables. Ils ont fait leur mal partout, dans les toilettes pour les femmes et pour les hommes. En effet, cet endroit a été rénové et modernisé l’année passée pour que le citoyen l’apprécie et sans doute la Ville a dépensé un budget considérable pour que le travail se fasse rapidement.

Photo A. Mira


Le parc en général est un endroit important pour les citoyens afin de se reposer et se rencontrer et certains qui ramènent leurs enfants ou leurs chiens afin que tout le monde se divertit, et selon le contrat social chaque citoyen possède des devoirs et des droits pour que la société vive en harmonie, nonobstant dans chaque société il y a toujours certains sujets qui s’orientent vers le mal et se faire calamité aux eux-mêmes ou aux autrui.   

Quelques semaines après, la ville a réparé le dégât et a fait ses mieux comme toujours pour que ses sujets soient heureux.

Photo A. Mira


Conclusion

Chaque personne a le droit de se protester, de manifester ses insatisfactions ou ses dégouts durant cette période difficile dont tout le monde souffre à cause de la Covide-19, néanmoins le droit de montrer les mécontentements n’autorise à personne de faire mal à l’autre ou à la démocratie et à la liberté d’expression.        A.M

lundi 10 mai 2021

Se faire vacciner ou non!


Depuis l’émergence de Covide-19 dans le monde en 2020, beaucoup de gens parlent de la présence d’un complot. Ils croient que l’extension du virus est planifiée par des puissances mondiales dont la Chine qui est, selon eux, la première responsable de l’ampleur de la pandémie. Des gens manifestent, d’autres refusent d’être vacciné et pire encore, ils se protestent contre les mesures imposées par les différents gouvernements, à mon avis, la pensée de l’existence d’un complot est toujours présente dans notre société depuis longtemps, et il est difficile de discuter avec ce genre des gens qui croient au complot.

Par : Adam Mira 

D’abord, un livre intitulé Les Protocoles des Sages de Sion a été découvert, en 1903, en Russie et écrit et publié par la police secrète du Tsar. L’ouvrage raconte que les Juifs dominent et gouvernent le monde à travers un gouvernement secret. L’essai, bien rédigé, a été traduit dans plusieurs langues et les gens depuis sont convaincus que les Juifs sont derrière leur mal, et chaque fois l’humanité est en face d’une situation précaire, les  gens  convoquent les Juifs en tant que les premiers responsables de ce cataclysme. D’ailleurs, les Nazis ont éliminé des milliers juifs durant la Seconde Guerre mondiale en basant, une partie  de leurs convictions, sur cette idée, et Hitler, lui-même, est convaincu comme en fer que les Juifs sont derrières la situation économique précaire de l’Allemagne entre deux guerres.

Alors, cette pensée de trouver un complot derrière n’importe quelle affaire ou n’importe quel événement qui frappent le monde continue jusqu’à ce jour; surtout avec la nouvelle technologie qui la propage gauche et droite.

Puis, lorsque la pandémie de Covide-19 commence à frapper le monde à grand fouet, la pensée du complot a été adoptée par beaucoup de gens, même des scientifiques qui ont diffusé des documentaires sur les réseaux sociaux tels que le docteur Didier Raoult, et il est suffisant d’écrire « complot de covide-19 » dans Google pour trouver des centaines des articles, vidéos, etc. afin de prouver que la Covide-19 est un complot.


Pendant mon travail à la ville de Montréal, j’ai rencontré plusieurs gens qui refusent de croire que les milliers décès au Québec sont à cause de Covide-19, ils croient fortement que ces gens-là ont péri à cause de concert ou d’autres maladies, mais pas de Covide-19. En réalité, les personnes qui n’ont pas été touchées de près ou de loin par la covide-19, ils refusent de croire à la Covide-19.

Ensuite, la question qui se pose : est-ce ces gens-là, vont se faire vacciner ou non? La réponse est non, car il croit que la Covide-19 est une invention de puissances mondiales, et un jour partira seule.

Il est très difficile de convaincre ce genre des individus qui croient au complot, il faudrait laisser le temps qui leur donne une leçon.

Conclusion

La Covide-19 est un virus fatal, qui a été découvert pour la première fois les années soixante, mais avec d’autre variant, en effet, à l’époque de l’ex-président américain Donald Trump, un populiste et religieux, la pensée du complot a trouvé ses partisans, alors une bonne partie de la population mondiale qui ont des dirigeants populistes comme l’Inde, le Brésil et les États-Unis vivaient une situation précaire à cause de la gestion de la pandémie de Covide-19, heureusement, aux É-U, Trump est parti, sinon les É-U souffrent jusqu’à ce jour, chacun a le droit de croire à ce qu’il veut, mais la question : si cette croyance fait mal à la société, sera-t-elle autorisée?                                                                                                                       A.M

  

  

 

 

lundi 3 mai 2021

La mauvaise interprétation de l’utilisation de « mot en n »


Verushka Lieutenant-Duval, la professeure à l’Université d’Ottawa, qui a utilisé le « mot en n » a fait un tollé pendant certains temps et polémique sur la scène fédérale, une affaire a été déclenchée après une plainte déposée par une étudiante assistant au cours pendant lequel le « mot en n » a été prononcé, à mon avis, l’affaire est mal traitée, car il n’y a pas eu une vraie connaissance de l’évolution de ce « mot en n ». 


Par : Adam Mira


Entre deux guerres


D’abord, pendant la période entre deux guerres, des jeunes gens africains étudient en France, ils commencent à se bouger afin de créer un mouvement pacifique pour libérer leurs pays de la colonisation française. Parmi ces étudiants, des personnes qui deviendront des figures de l’indépendance africaine telles que Léopold Sédar Senghor et  Jacques Rambemananjara, aussi des gens de Guadeloupe et de Martinique tels que Aimé Césaire. Ces gens étudiants fondent un courant littéraire et politique dénommé la Négritude, un courant anticolonialisme. Une revue l’Étudiant noire publie leur pensée et est distribuée parmi les étudiants universitaires en France afin de contester la colonisation et prêchent la liberté.


Le terme Négritude

D’abord, le thème négritude est utilisé pour la première fois en 1935 par le guadeloupéen Aimé Césaire dans la revue Étudiant noire, puis Senghor l’utilise dans ses poèmes Chants d'ombre, et écrit : 

« Nuit qui me délivre des raisons des salons des sophismes,
des pirouettes des prétextes, des haines calculées des carnages humanisés
Nuit qui fonds toutes mes contradictions, toutes contradictions dans l'unité première de ta négritude
 »

 La signification de ce thème est très large, il est l’opposé à la francité et contient les cultures, les caractères et toutes l’accumulation de la civilisation noire au fil de temps, avant, après et pendant la colonisation. 


L’extension de la Négritude

Puis, rapidement, le concept Négritude prend l’ampleur et s’étire, il franchit les frontières, les afro-américains le reprennent et fondent leur mouvement aux États-Unis La Renaissance de Harlem qui touche la musique, l’Art et surtout la littérature, ce mouvement devient très puissant à un degré que la ville de New York devient pour certains le berceau de la littérature noire.


Être fière  

Ensuite, du jour de lendemain, la Négritude change la donne et offre aux noires une fierté de l’être, à la place d’être une injure envers les personnes de couleur. Cependant, ce mouvement pacifiste a trouvé au fil de temps des opposants, car il prêche la voie pacifique contre la colonisation, dans cette catégorie se trouve Frantz Fanon, un psychiatre de Martinique, qui prêche la violence révolutionnaire contre les colons, dans son essai Les damnés de la terre  présenté par Jean Paul Sartre, Fanon dénonce les personnes moues qui veulent lutter en plume pour libérer leurs pays et prêche la lutte armée contre la colonisation, c’était l’époque de la Révolution algérienne dont Fanon fait partie. En effet, la Négritude se décline après la Seconde Guerre mondiale, lorsque certains pays africains dont l’Algérie prend l’arme et réclame l’indépendance.


Conclusion

   Pour finir, la Négritude reste un témoin d’une période glorieuse de la lutte contre le colonialisme, bien qu’il y ait plusieurs interprétations de ce thème, selon la situation et le pays. En effet, depuis l’émergence de ce mouvement, être nègre est devenu une fierté pour les personnes de couleur, la mauvaise interprétation du ce thème par certains dans notre époque nous oblige à secouer les mémoires collectives afin de se reparler la lutte des noires anticolonialisme.                                                                                                                A.M


lundi 15 mars 2021

Du risque Algérie aux choix stratégiques d’une nation

UN ARTICLE TRÈS IMPORTANT SUR L'ALGÉRIE ÉCRIT PAR UN CHERCHEUR ALGÉRIEN, JE L'AI TROUVÉ TRÈS INTÉRESSENT ET JE LE PARTAGE AVEC VOUS.

Adam Mira

Seddik Larkeche est un expert international en gestion stratégique des risques. Il nous a adressé cette contribution sur la situation politique en Algérie que nous publions intégralement.

CONTRIBUTION. A/ L’Algérie à la croisée des chemins

L’Algérie est aujourd’hui dans le viseur, surveillée par certains, admirée par d’autres pour sa première révolution, la seconde en cours et convoitée par quelques nations durant cette période incertaine.

La richesse du sol algérien et sa position stratégique en Méditerranée a toujours suscité de nombreuses convoitises. L’Algérie est aujourd’hui sur une ligne de crête et c’est pourquoi elle doit amorcer sa mutation vers une seconde république réellement démocratique au plus vite : si elle ne le fait pas, ce sera l’histoire qui lui imposera, l’histoire se terminera mal et le prix à payer sera tragique pour le pays.

L’Algérie est face à de nombreux risques internes (politique, social, économique) et externes, multiplication de conflits localisés encerclant le pays (Lybie, Sahel, Sahara occidental) dans une poudrière régionale qui peut s’exprimer à tout moment par une quelconque étincelle, aggravée par Israël qui se rapproche dangereusement de l’Algérie avec ses récentes normalisations avec le Maroc. La nation algérienne est une et indivisible même si certains tentent par différents subterfuges de souffler sur les braises pour tenter de la disloquer.

B/ Qu’est-ce que la nation algérienne ?

L’Algérie dispose d’une histoire commune, plusieurs langues, un vaste territoire, et finalement une âme arabo-berbère, musulmane, une âme  singulière, mélange d’influence romaine, espagnole, turque et française, combinant héritage glorieux comme l’indépendance mais aussi des tragédies communes.

Les Algériens ont souffert ensemble durant près de deux siècles : on a gagné et perdu ensemble de nombreuses batailles, c’est ce qui fait notre nation, les sacrifices de nos chouhada et nos deuils nous imposent des devoirs, celui du souvenir, nos réussites y compris celles des épreuves surmontées nous poussent vers un effort commun, celui de construire un grand projet solidaire pour le présent et l’avenir. La nation algérienne existe par son passé, son histoire commune et la volonté de continuer ensemble avec une solidarité contrairement à ceux qui souhaitent la diviser.

La nation algérienne dispose d’une âme, j’en suis convaincu, celle d’une conscience collective de vouloir faire ensemble de belles et grandes choses, contrairement à ceux qui surfent d’une manière intéressée sur la désillusion et l’impossibilité de voir la naissance d’un grand projet en Algérie.

Cette réalité peut être matérialisée par ces épreuves et ces réussites extraordinaires : je considère qu’elles peuvent être caractérisées par quatre  moments forts : le premier, la révolution d’indépendance, le second Octobre 88 où l’armée tire pour la première fois sur ses enfants, le troisième,  la tragédie de la décennie noire qui a fait des dizaines de milliers de victimes diverses et enfin le Hirak du 22 février 2019 qui peut être la jonction de ces quatre temps forts.

C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui autant à la croisée des chemins, en quête de devenir mais aussi en quête d’une identité commune renforcée avec l’impérieuse nécessité de faire un bilan depuis 1962.

C/ Un bilan décevant depuis 1962

Nos réalisations sont nombreuses, il serait ridicule de les minimiser pour ne pas exprimer la réalité contrastée algérienne qui intègre d’importantes infrastructures réalisées (ponts, barrages, routes, logements, usines de production) faisant aujourd’hui de l’Algérie un pays composé de plus de 40 millions d’habitants qui arrivent à se nourrir, se loger et se former.

Il est vrai et c’est une avancée indéniable, l’Algérie dispose aujourd’hui d’un peuple instruit par millions, générant des milliers de médecins, ingénieurs, docteurs en tous genres alors qu’elle ne disposait au lendemain de l’indépendance que d’une poignée d’ ingénieurs, médecins et architectes, avec une population à plus de 90 % analphabète en arabe et en français.

Ces réalisations ont été possibles grâce à l’engagement de talents algériens qui ont été sincères dans l’exercice de leurs responsabilités. A contrario, ces réalisations n’ont pu masquer nos dysfonctionnements profonds et ceci depuis longtemps, y compris durant la Guerre de libération.

Le bilan après soixante années d’indépendance est décevant car ces décennies ont été aussi traversées par de nombreux échecs, où l’on constate un système bloqué, artificiellement démocratique avec des élections presque toujours « bidonnées », sans projet de société et où le poison corruption est devenu la règle dans les relations sociales et les gouvernances successives.

Cette affirmation n’est pas la construction intellectuelle d’un chercheur pointilleux qui cherche le point noir de la feuille blanche mais celui d’un Algérien – parmi des millions – vivant tristement dans son âme et sa chair la déliquescence d’un pays.

Alors qu’il a pourtant tout pour réussir (et c’est peut-être le plus affligeant), il donne l’impression d’avoir été capté par une minorité d’acteurs. Une forme d’entente mafieuse pour ne jamais laisser l’Algérie s’exprimer et se développer comme une grande nation, comme si un sortilège l’avait frappée d’un puissant poison.

Pour prouver ce malaise profond, il suffit de se référer à deux indicateurs probants : le premier, c’est le nombre d’émeutes et contestations depuis plus de 30 ans et le second, le nombre exponentiel de harragas qui prouvent au monde entier le mal-être des Algériens.

Il suffit de voir le taux de chômage surtout chez les diplômés pour mesurer l’ampleur de la situation tel que le désœuvrement de ces jeunes qui deviennent malgré eux des hitistes ou condamnés à devenir des harragas par centaines.

Un autre exemple, celui de la quantité de familles nombreuses, avec un seul et médiocre salaire, familles n’arrivant alors que difficilement à subvenir à leurs besoins vitaux.

D/ Les racines du mal ou le syndrome de l’enfant battu

Le poison corruption étant le symptôme de l’Algérie malade. Les causes remontent à très loin, de la chute de l’empire musulman Al Andalous en 1492 à Grenade, en passant par l’influence ottomane, la colonisation française et les basculements durant la révolution d’indépendance pour rejoindre les différents gouvernants autoritaires de 1962 à 2019. Ils ont tous consolidé, au fil des ans, à leur manière, le syndrome de l’enfant battu, origine principale de notre matrice autoritaire dont l’Algérie ne sait plus comment se départir.

La première grande erreur, c’est que nous avons eu peur de la pleine démocratie avec l’élimination quasi-mécanique de toute opposition, loin de l’idéal révolutionnaire d’indépendance et de liberté retrouvée. En réalité, on n’a pas su impulser un véritable projet démocratique depuis 1962.

On a donné l’illusion d’une société démocratique tout en maintenant un système autoritaire avec une certaine élite de l’armée qui a surfé sur une certaine légitimité historique pour s’imposer comme arbitre du jeu politique.

On a construit un monstre poison, une forme d’association de malfaiteurs composée d’une élite de la hiérarchie militaire, d’une bourgeoisie bureaucratique, d’une bourgeoisie industrielle et commerciale.  Toutes ces catégories imbriquées entre elles par des liens familiaux, relayées par des mafias internationales, essaiment un peu plus le poison dans toutes les strates de la société, pour un peu mieux déposséder l’Algérie.

Aucun de nos présidents en dépit des bonnes intentions de certains n’a su véritablement s’asseoir au seuil de l’histoire de ce grand pays : ils ont tous globalement échoués, dévorés par leurs turpitudes autoritaires puisque la démocratie n’a jamais pu s’installer véritablement en Algérie.  Le poison de la corruption n’a alors fait que progresser pour prendre des proportions folles rendant toujours et encore plus fragile l’Algérie.

E/ On a trompé les Algériens

On a cru que nous pouvions acheter le développement à coup de milliards sans accorder une importance particulière à la digestion des technologies et savoir-faire importés en négligeant le capital humain.

On a pensé que la rente pétrolière était notre garantie de réussite alors qu’elle faussait notre représentation de la réalité et fragilisait les autres secteurs qui n’étaient viables qu’avec l’injection massive de capitaux issus de cette rente énergétique.

On a assisté le peuple en lui faisant croire que les subventions diverses étaient un dû dans le partage du gâteau algérien, faisant exploser le clientélisme et, par prolongement, la corruption pour les heureux élus.

On n’a pas cru au capital humain algérien alors qu’on avait misé sur la formation pour que ces derniers soient les réels leviers du développement du pays.

On a été tactique pour neutraliser les oppositions et rarement stratégique avec une vision pour un développement durable de l’Algérie, nous limitant à un model de fonctionnement.

On a transféré le poison du parent aux enfants, démultipliant sa propagation dans les profondeurs de la société.

La liste est longue et nous pourrions démultiplier le nombre d’exemples qui prouvent que notre bilan est accablant pour un pays qui avait tout pour réussir et devenir une très grande nation, le lion de l’Afrique.

F/ L’Algérie face à sa diaspora, l’éternelle exclusion

On a fait fuir les meilleurs et on a constamment négligé la diaspora, considérant qu’elle pouvait perturber l’ordre établi, en la cantonnant à un tourisme familial sans apport réel au pays d’origine.

La réitération dans la nouvelle Constitution de l’impossibilité pour ces Algériens de l’étranger d’occuper de hautes fonctions ou le projet de déchéance de leurs nationalités sont dans la même continuité, une diaspora stigmatisée exclue du développement de l’Algérie.

L’Algérie sera coupable devant l’histoire parce qu’elle n’aura pas su valoriser et utiliser réellement ses enfants de l’extérieur pour le développement du pays.

G/ La difficile déconstruction ou l’inertie d’un système

Nos problèmes ne sont pas techniques ou politiques mais d’abord philosophiques, intellectuels et nous ne pourrons les résoudre que si nous enclenchons un processus de déconstruction idéologique nous permettant d’identifier nos erreurs du passé qui nous ont enfermés dans une décadence depuis de nombreuses années.

La triangulation du poison est la colonne vertébrale de ce système, composée par un premier poison, celui de l’autoritarisme et le second, celui de la rente. Les deux sont reliés avec pour conséquence la généralisation d’un troisième poison, celui de la corruption.

Sans une réelle déconstruction de cette triangulation systémique et diabolique, nous continuerons à donner dans les échecs comme le syndrome du mauvais élève, incapable de cerner les enjeux actuels.

Nous devons apprendre à construire avec de nouveaux repères, intégrer nos erreurs du passé, avoir la conviction que l’homme providentiel n’existe pas et que l’apprentissage sera concluant si nous considérons le peuple comme central, si nous savons prendre des risques pour viser un grand projet pour l’Algérie.

Ce gâchis de ne pas avoir été au seuil de l’histoire du développement de notre pays est aussi l’échec de tous, pas uniquement des apparatchiks, car ce serait trop facile de cibler ce seul acteur.

H/ 1er novembre 1954. 22 février 2019, étrange similitude, ou quand le hirak réveille l’Algérie

L’Algérie force le respect mondial par sa révolution contre le joug colonial français qui lui a permis de recouvrir sa liberté et sa dignité au prix d’un sacrifice immense. Chaque famille algérienne a ses victimes.

Aujourd’hui, l’histoire se reproduit sous une autre forme avec des enjeux différents mais avec un point commun : une nouvelle révolution est en marche et tous ses enfants patriotes se doivent d’y participer car l’avenir de l’Algérie est en jeu.

La tâche est rude car le cadre est complexe, la lisibilité faible, les résistances et inerties nombreuses mais l’objet en vaut la peine dans la continuité idéologique de nos illustres chouhada qui ont mis en péril leurs vies pour que l’Algérie soit libre et debout.

Aujourd’hui, l’objectif de la majorité des Algériens est d’impulser une nouvelle république en rupture avec l’ancien régime, seule remède contre la mal-vie où le poison de la corruption est devenue la règle, omniprésent et gangrénant tous les jours un peu plus l’âme de toute une nation. Il n’existe pas deux peuples algériens car le principal de la population souhaite une rupture avec l’ancien régime.

Être algérien aujourd’hui c’est assumer notre histoire, nos ancêtres, nos traditions, notre culture, notre religion principale et nos langues arabes et berbères, nos diversités et nos évolutions pour ne pas se perdre. Mais, être algérien, c’est aussi vouloir construire ensemble une nouvelle Algérie forte et digne où la liberté ne sera plus un vain mot mais le constituant principal de notre identité et le Hirak en est la plus belle expression.

I/ L’hypothétique dialogue entre le pouvoir et le Hirak

Le Président Tebboune et ses nombreux conseillers le savent. La situation est sous pression et l’invitation au véritable dialogue est délicate d’abord parce que le pouvoir ne sait pas comment appréhender réellement ce dialogue, par peur d’être dépassé par les revendications.

Surtout, le pouvoir freine par différents subterfuges la capacité du Hirak d’exister politiquement et de pouvoir designer ou élire des représentants à même de négocier avec le pouvoir.

Ce double jeu (appel au dialogue et blocage et répression du Hirak) génère un enlisement qui accroit l’incertitude du pays. Il est certain que les nombreux jeux d’acteurs qui se profilent avec des intérêts opaques risquent de faire basculer l’Algérie dans une situation inédite, dans des proportions inégalées.

Notamment celle d’être gangrénée par un poison intérieur venu de l’extérieur qui ne sera plus celui de la corruption mais celui de la dépendance multiforme à des intérêts étrangers qui auront su habilement instrumentaliser la situation, le Hirak et fracturer l’Algérie à jamais c’est pourquoi il y a urgence.

J/ L ‘urgence d’un grand projet pour l’Algérie, le président Tebboune face à ses responsabilités historiques

Le président Tebboune a une lourde responsabilité, celle d’impulser un grand projet fédérateur pour le pays. Il devra miser sur les forces vives, son peuple et sa diaspora où le Hirak est le pivot. La continuité du système serait une impasse, une stratégie de rupture est vitale si nous ne voulons pas faire face a des matérialisations de risques multiformes.

Le président Tebboune peut relever le défi, en faisant passer l’Algérie d’un régime autoritaire semi-démocratique à un véritable État de droit.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, il devra donner plus de gages pour réimpulser la confiance, ce qu’il n’a pas pu pleinement faire pour le moment, en accélérant le processus d’incarcération de nombreux détenus d’opinion ces derniers mois. Les récentes libérations vont dans la bonne direction mais restent insuffisantes eu égard au désespoir qui continue de sévir dans le pays. 

K/ Les choix stratégiques du président Tebboune

Le président devra trancher entre rupture ou continuité du système actuel, entre État de droit plein et entier ou triangulation du poison (autoritarisme, rente, corruption).

Entre impulser un grand projet ou maintenir un model de fonctionnement. Entre valorisation du capital humain comme principal richesse du pays ou continuer à dépendre de la rente énergétique. Permettre l’émergence de contre-pouvoirs avec une justice réellement indépendante, des médias enfin libres et une opposition politique digne de ce nom ou l’omniprésence d’un poison corruption qui gangrène l’Algérie.

À l’arbitrage de ces choix stratégiques, la politique des petits pas ne peut être efficiente car elle ne débouchera en rien sur un changement productif pour l’Algérie.

Nous pourrions dire que le temps presse et qu’il n’arrangera pas les choses : l’Algérie ne pourra plus tenir de la sorte, avec une rente qui lui donne l’illusion d’être riche et qui de l’autre côté neutralise toutes les forces vives de la nation en donnant tous les jours un peu plus de place au poison qui gangrène tout.

L’histoire va mal se terminer si nous ne réagissons pas. Aussi parce que notre population croît à vitesse élevée et que tenir une population de près de 60 millions d’individus dans à peine 20 ans sous perfusion, grâce à la rente et un système autoritaire est une idée suicidaire non viable et sujette à toutes les explosions y compris violentes.

Le temps nous presse aussi car la déconstruction sera d’autant plus délicate, avec un retard et des dysfonctionnements structurels profonds qui seront de plus en plus difficiles à combler.

Le président Tebboune est face à un destin historique avec une question cruciale, saura-t-il faire passer le pallier à l’Algérie pour qu’elle entre dans une nouvelle ère prospère, en particulier, dans le concert des nations véritablement démocratiques ?

A contrario, sera-t-il dans la continuité de ses prédécesseurs qui ont pratiqué la politique de l’entre-deux avec des résultats médiocres et presque toujours avec des issues tragiques ?

Par patriotisme, mais aussi parce que la fonction peut éclairer les hommes en leur donnant le courage de faire de belles et grandes choses, j’ai envie de croire à la première option même si les premiers résultats ne sont pas pleinement au rendez-vous, accélérant ma demande au Président Tebboune de mesures radicales pour sauver l’Algérie dont il est détenteur du pouvoir suprême.

Je suis dans une opposition totale avec celles et ceux qui considèrent qu’il ne dispose pas du véritable pouvoir, Par contre, je suis lucide sur les résistances, voire plus avec leurs relais nationaux et internationaux de certains acteurs qui souhaitent ardemment ne pas être dérangés par ce nouveau président, dans leurs positions privilégiées au sein des appareils et de l’économie algérienne.

Une des requêtes principales au président Tebboune est celle de ne briguer qu’un seul mandat, non pas comme signe de renoncement, mais au contraire comme engagement fort aux côtés des Algériens prouvant que la nouvelle Algérie est véritablement en marche avec la préparation d’un grand projet et les premières élections véritablement libres en 2024.

Cet engagement à ne briguer qu’un seul mandat, s’il se réalise, ne devra pas être confondu avec une démission mais au contraire. Cet unique mandat du président Tebboune sera déterminant pour l’avenir de l’Algérie car il aura su relever le défi de faire passer un pallier, d’un système autoritaire à une véritable démocratie loin de l’entre deux (autoritarisme et/ou islamisme)  où la justice, la liberté de la presse et des citoyens ne seront plus des vains mots.

La question est posée : le président Tebboune saura-t-il entendre ma requête ? Je m’interroge, mais je suis convaincu que s’il s’oriente dans cette direction, il aura les honneurs et le soutien de la grande majorité du peuple algérien et je serai l’un d’eux, parmi des millions.

Surtout, il achèvera son mandat de président de la République en marquant durablement l’histoire de l’Algérie, contrairement à ses principaux prédécesseurs depuis 1962.

*Pr Seddik Larkeche

 

De formation interdisciplinaire, Seddik Larkeche est un intellectuel franco-algérien, expert international en gestion stratégique des risques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Risque Algérie et stratégies de développement 1830-2030 (2012, Éditions L’Harmattan) et Le Poison Français, Lettre au Président de la République, Préface de Roland Dumas, (2017, Editions Ena). Il est Professeur des Universités. Ses recherches portent sur le risque pays et en particulier sur le Risque Algérie. Il est le précurseur de la demande de réparation financière des crimes coloniaux français en Algérie que le Conseil constitutionnel français a reconnu le 9 février 2018. Il vient d’achever l’ouvrage « Du poison algérien au génie d’une nation, lettre au Président de la République Algérienne (sortie 2021).

POUR LIRE L'ARTICLE DANS LE SITE TSA, JE VOUS INVITE À SUIVRE LE LIEN CI-DESSOUS.

https://olcnbvc4jz.com/du-risque-algerie-aux-choix-strategiques-dune-nation/ 

lundi 8 mars 2021

Trump : le prophète

    


Après des processus marquants contre l’ex-président américain Donald Trump en tant que le personnage qui a poussé ses fidèles à envahir le Capitole, il a été acquitté pour la deuxième fois. Quelques jours après, il a prononcé un discours et signé qu’il est toujours la personne la plus controversée de l’histoire moderne américaine. 

Par : Adam Mira

Dans un discours donné devant les membres du parti républicain, Trump a tiré sur toutes les personnes qui ont voté contre lui pendant son procé, 10 républicains incluant le chef du parti, aussi a-t-il considéré que les premiers 100 jours de Biden étaient catastrophiques pour les États-Unis.

Le discours de Trump a enflammé ses partisans qui prêchent la théorie du complot et le mouvement QAnon, selon Wikipédia :

« est une théorie et une mouvance conspirationniste d'extrême droite venue des États-Unis, regroupant les promoteurs de théories du complot selon lesquelles une guerre secrète a lieu entre Donald Trump et des élites implantées dans le gouvernement (l'État profond), les milieux financiers et les médias, qui commettraient des crimes pédophilescannibales et sataniquesLa mouvance se concentre autour des messages publiés sous le pseudonyme Q à partir d'octobre 2017 sur le forum anonyme.  D'après des procureurs américains, QAnon est communément appelé une secte»

 

Trump continue dans sa voix de décrédibiliser ses adversaires et refusent de reconnaitre sa défaite devant les démocrates et annonce qu’il reviendra en 2024 sans préciser la façon dont il pourra retourner.

Politique contre politique

Malgré sa gestion catastrophique de politique américaine sur la scène nationale et internationale, et sa politique de personnaliser tous les actes. Trump continue de prêcher sa politique en profitant de l’ignorance de ces partisans. Il insiste sur le nationalisme en répétant une devise attirante : l’America first. Lorsque la politique de l’Amérique d’abord est pratiquée par Trump, les États-Unis se replient sur eux-mêmes, l’Administration de Trump a mené des guerres sans merci contre la Chine, la Russie, l’Union-Européenne et ses voisins le Canada et le Mexique, en plus, les accords de paix signés entre Israël et les pays Arabes tels que : le Maroc, les Émiraties Arabe Unis et le Bahreïn basés sur des échanges, c’est-à-dire, le Maroc a signé son accord avec Israël à condition que les États-Unis reconnaissent le Sahara occidental en tant que territoire marocain, aussi avec les É.A.U, ces derniers ont signé l’Accord à condition de recevoir des avions F-35. Même, lorsque Trump a reconnu Jérusalem en tant que la capitale d’Israël, il a fait cet acte pour faire plaisir à son ami, le premier ministre israélien, Netanyahou et à son gendre Jared Kushner sans connaitre la gravité de ses actes. Sa pensée est basée sur ses affaires et ses expériences en tant qu’un homme d’affaires sans principes et sans valeurs, le plus important pour lui est de conclure une affaire. Selon cette pratique, la politique de Biden est catastrophique, car elle se base sur des valeurs et des principes américains.

Acte contre acte

En outre, Trump opte pour humilier ses amis avant ses adversaires, comme son acte nébuleux envers le premier ministre canadien Justin Trudeau, après la réunion de G7 au Canada, il l’a considéré comme marionnette, malheureusement, notre P.M n’ait pas répondu, cependant, s’il avait répondu dans la même façon, Trump sera calmé et il ne répètera jamais ses insultes. Comme le président coréen qu’il a insulté Trump en le nommant : Monsieur Fusil, alors celui-ci a cherché rapidement de conclure une affaire avec Kim Jong-un qu’il l’a insulté en le nommant le Vieux blanc à la Maison Blanche. 

Il faudra être agressif avec une personne violente qui pense qu’elle au-dessus de tout le monde, l’indulgence avec ce genre de personnage doit toujours être au même niveau, il ne faut jamais baisser la garde, sinon il continue sa politique haineuse et agressive.

Trump le prophète

70 millions américains ont voté pour Trump, des personnes de différentes catégories : une partie qui croit à la supériorité de la race blanche, autre évangéliste et autre nationaliste. Trois catégories de différents niveaux de scolarités, cependant Trump répond à leurs ententes, alors ils acceptent son discours, car il réalise leurs buts. Trump est devenu leur prophète qui reçoit son message divin afin de réaliser les buts de ces millions américains, l’homme d’affaires profite très bien de cette base afin de réaliser son plan d’être sous la caméra sans jamais penser que les États-Unis soient d’abord, il pense à ses intérêts et à sa notoriété.

Conclusion

À l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis, le monde entier a découvert à quel point la démocratie est fragile et facile à périr, la monté du discours populiste dans le monde laisse la voie libre aux dictatures, d’ailleurs des tyrans comme Poutine, Bachar Assad et la junte en Birmanie etc., montrent que le XXIème siècle est une longue période de lutte contre les dictatures et le populisme.             A.M