lundi 5 mars 2018

Le rôle des députés dans la démocratie canadienne


La démocratie en général, dont la démocratie canadienne, se base sur des éléments principaux pour assurer sa réussite, l’un d’eux et qui est d’une importance capitale est représenté par les députés, les représentants de peuple. Ces derniers jouent un rôle discutable dans la réussite de cette démocratie. Cependant, pour que les mandataires emplissent leurs missions, le système démocrate implante certains processus pour organiser ce rôle législatif et politique. La question qui se pose est : les procédures imposées pourraient-elles limiter le pouvoir d’influence du député ou le contraire ? Selon moi, ce système exigé organise la vie politique pour que la démocratie perdure, bien qu’il contienne des inconvénients.

Par:Adam Mira

D’abord, les députés pratiquent leur rôle sous le dôme de la Chambre des communes. Celle-ci est le pilier du système démocrate qui a pour rôle, à travers les députés élus : d’étudier, puis de débattre, ensuite d’adopter des lois, de discuter du budget, de faire partie de l’administration et finalement de participer au cryptage du litige politique. En effet, selon le manuel Le parlement canadien les mandataires occupent quatre fonctions précises : 
« De représentation, législative, budgétaire et d’imputabilité administrative. » (Réjean Pelletier, Manon Tremblay, 2017,218)

Tout de même, le député se trouve, bon gré mal gré, enchaîné par des éléments qui limitent son rôle. Il n’est pas libre de faire à sa tête et doit être fidèle à ses promesses faites aux électeurs de sa circonscription, car il a été élu au sein d’un parti politique et il y a certaines disciplines à suivre.
« Il s’agit de son affiliation politique, de sa fonction parlementaire et de la composition de la Chambre. »  (Réjean Pelletier, Manon Tremblay, 2017,220)


En effet, les députés ont été élus grâce à leur parti politique, une formation qui accepte sa candidature de participer aux élections législatives, notamment durant les élections fédérales. D’ailleurs, il est très rare que les électeurs votent pour un candidat indépendant. En général, ces derniers votent pour un parti politique se présentant avec un programme clair et détaillé. Très souvent, les électeurs ne savent ou ne connaissent guère le patronyme de leur député, ils votent pour un parti politique. Par conséquent, ce dernier a besoin des candidats dans les différentes circonscriptions en aspirant d’avoir assez de députés parlementaires afin de former un gouvernement. Les nouveaux prétendants seront députés et auront de la gratitude envers leur parti pour avoir été élus. Après leur arrivée au Parlement, les mandataires cherchent à occuper leur siège le plus longtemps possible, c’est-à-dire d’être réélu. Tout de même, les intérêts sont réciproques entre les deux (le parti politique et le député). Cependant, il arrive que des situations conflictuelles ou de divergence apparaissent. Dans ce cas, le député qui en fait à sa tête, sera exclu de son parti ou marginalisé perdant son pouvoir de servir les citoyens.
« Les électeurs votent, en partie du moins, pour un parti politique sur la base de son programme et ils s’attendent à ce que le parti et ses députés le mettent en œuvre. À cet égard, l’intérêt des députés coïncide largement avec celui des partis. Les députés, pour leur part, profitent de l’Affiliation au parti lors des élections. » (Bibliothèque du Parlement, 2006,01)
En plus, les partis politiques incitent les citoyens à participer au processus démocratique et à faire partie de la vie politique en choisissant leurs représentants à la Chambre des communes. C’est, en effet, la responsabilité de tout le monde que la démocratie fonctionne.
« Les partis politiques remplissent au moins quatre fonctions cruciales dans notre démocratie : assurer la participation des citoyens à la vie politique, choisir des candidats et des candidates à une charge élective, regrouper les perspectives stratégiques et participer à des élections. » (Samara 2010 ? 04)

D’ailleurs, la présence des partis dans la vie politique canadienne remonte au XIXe siècle. En effet, ils se sont implantés dans le système et occupent une place importante sur la scène politique en marquant la limite entre le gouvernement et l’opposition. C’est ce qui donne confiance aux votants que leurs souhaits vont être réalisés.
« La discipline de parti fait partie intégrante, sous une forme ou une autre, du paysage politique canadien, son objet est double : - elle assure la démarcation entre le gouvernement et l’opposition au Parlement. - elle offre une mesure de certitude idéologique sur laquelle l’électeur peut compter. » (Bibliothèque du Parlement, 2006,01).

Toutefois, la question qui se pose : de quelle manière le parti politique impose ses disciplines aux députés ? La réponse est par un système de récompense et de punition. Cela dit, le député qui suit les directives données par le parti en sera grandement rétribué. Le cas contraire, c’est-à-dire s’il refuse les directives données par le chef du parti, le pire est d’être chassé du caucus et de siéger au Parlement comme un député libre. Par conséquent, il ne sera pas réélu et dans tous les cas ce sera la fin de sa carrière politique.
« Les partis imposent la discipline par : - des moyens incitatifs- par exemple, en nommant les députés loyaux à un poste de secrétaire parlementaire. - des moyens punitifs- par exemple, en reléguant les députés insoumis aux comités perçus comme peu prestigieux, en leur refusant l’occasion de voyager à l’étranger, en les expulsant du caucus ou, au, pire, en leur interdisant de se présenter sous leur bannière aux élections suivantes. » (Bibliothèque du Parlement, 2006,02).    
Dans la même voie, le député joue un rôle dans les comités et dans les réunions du caucus où il discute de différents sujets afin d’arriver à un consensus de vote parmi les membres de son parti, selon les intérêts politiques.

Le député suit la volonté de son chef, s’il fait partie du gouvernement ou de l’opposition, il doit appuyer la position du côté où il se situe. D’ailleurs, le vote est conclu pendant les réunions du caucus et le vote public a lieu dans la Chambre des communes ce qui n’est qu’une formalité.   
                                                                                                                                            « Cependant, de nombreux député,e.s ont critiqué le processus des votes à la Chambre des communes, en grande partie parce que, règle générale, leurs positions sur la décision étaient fixées à l’avance par la direction du parti. »  (Samara 2010? 10)

Le rôle du député dépend de son parti politique, son influence reste limitée par ses affiliations politiques et les disciplines imposées de la part de son parti. Son vote au parlement pour un projet de loi ou pour passer une volonté gouvernementale est lié à sa formation politique.
En somme, il est impossible de créer un régime qui convient à tout le monde. Les bases de la démocratie sont composées de certaines institutions pour que la société fonctionne en harmonie avec ce système. En effet, le député qui fait partie de la démocratie est limité comme le système en question, c’est-à-dire tout le système est limité. Il est important que le rôle du citoyen grandisse dans la vie politique et que son implication soit active pour que le rôle du député devienne plus fort et que ce rôle s’accroisse en faisant partie d’une affiliation politique qui organise notre démocratie. Selon moi, tous les citoyens doivent participer à la vie politique pour que le député fasse son travail en liberté dans les meilleures conditions sans sanction ou négligence ou marginalisation ou expulsion, cependant en exécutant son travail en équipe dans l’intérêt des citoyens et de la société.                                    A.M






vendredi 2 mars 2018

Le Sénat: retarde le vote une loi sur le cannabis



Les disciplines de partis jouent un rôle décisif dans le fonctionnement de notre démocratie. En effet, nous sommes devant une situation où les Sénateurs d’un parti politique d’opposition essaient de mettre des obstacles devant le projet de loi C-45 qui légalise le cannabis. Le premier ministre Justin Trudeau veut que la légalisation soit rapide pour que le produit en question soit sur le marché le 1er juillet prochain, cependant les calculs politiques du parti conservateur pourraient retarder le souhait des libéraux.    
 « M. Harder a déclaré à ses collègues sénateurs qu'il craignait, « bien franchement », d'arriver au 1er mars « sans grands résultats en raison du même genre d'obstruction procédurale que nous ont servi les sénateurs de ce Parlement sur de nombreux points à l'ordre du jour ». M. Harder visait principalement les sénateurs conservateurs, qui auraient, selon lui, reçu la directive du chef du parti, Andrew Scheer, d'utiliser « tous les outils démocratiques » disponibles pour « bloquer » le projet de loi. » ([http://ici.radio-canada.ca] La presse canadienne,14 février 2018)
Le système bicaméral peut empêcher ou retarder certains processus d’aboutir. C’est d’ailleurs la Chambre haute, dont la légitimité reste en question, qui joue ce rôle.  

« La légitimité du Sénat est un vieux débat. On le critique depuis le début de la confédération. » (Paul Journet,21 février 2018)
En effet, les sénateurs ne pourraient pas, malgré les disciplines de partis, ne pas voter une loi qui aurait reçu l’approbation de la Chambre des communes, une institution élue directement par le peuple. Cependant, le Sénat peut retarder son approbation en retardant le vote. D’ailleurs, la Chambre haute n’est pas une institution de contrepouvoir, mais un instrument démocratique qui fait partie de la scène politique, bien que beaucoup pensent qu’il vaut mieux l’abolir. C’est le cas de certaines provinces, dont le Québec, qui ont aboli la Chambre haute pour laisser l’Assemblée nationale, la voix de peuple, avoir le dernier mot, mais cette étape a besoin d’ouvrir la Constitution, cependant personne n’a envie de le faire.
Pour finir, il est important d’avoir la Chambre haute dans la vie politique, bien que beaucoup de citoyens soient contre la légalisation du cannabis. Cela dit, d’une certaine façon, il est nécessaire de réfléchir plus longtemps afin de prendre une décision ou de faire des promesses électorales. La Chambre haute d’une manière claire est la soupape de sécurité de notre démocratie, même si son pouvoir est limité à cause de sa légitimité en question.                                                 Adam Mira

vendredi 23 février 2018

Les femmes à la vie politique au Québec

Les femmes jouent un rôle important dans la prospérité de la société québécoise, elles travaillent dans tous les domaines sans exception, cependant, elles ne sont bien présentées en politique. Par conséquent, est-ce qu’il est important qu’elles soient nombreuses à l’Assemblé nationale, et quel sera les meilleures solutions pour que les femmes s’intéressent à la politique? 
   
Par: Adam Mira

La Belle province a accordé aux femmes le droit de vote dans les années 1940, c’était la période de Seconde guerre mondiale où Canada a perdu beaucoup de canadiens pour libérer l’Europe de nazies. La situation économique qui a poussé les politiciens de donner aux femmes une marge de liberté. Après la guerre, nous avons vécu les 30 années heureuses de 1950-1970 où l’occident a vécu un grand changement, notamment avec l’émergence des mouvements contre-culture, c’était la période où les femmes débutaient de prendre leur place dans la société et participaient activement dans la construction de la société occidentale.
La politique reste un champ moins exploité par les femmes, bien que d’autre domaine comme l’enseignement est presque réservé aux femmes.
Selon les statistiques de l’Assemblée nationale, les femmes se trouvant à l’Assemblé nationale plus âgés que les hommes.
« A moyenne d'âge des femmes (52,1 ans) est légèrement supérieure à celle de leurs collègues masculins (51,4 ans). »
  

Cela dit que les femmes de l’époque de la mouvance socialiste des années heureuses sont plus politisées de notre époque actuelle, la gauche était plus forte que maintenant et les mouvements féministes cherchaient activement d’avoir son rôle dans la société, cependant, avec le temps, les approches ont changé, car les femmes possèdent un rôle principal dans la société et elles sont omniprésentes dans tous les domaines. Bien qu’elles ne possèdent pas une proportion importante à l’Assemblée nationale, cela ne signifie pas qu’elles sont négligées ou écartées, au contraire, chaque parti politique sollicite les femmes de participer à la politique, mais finalement c’est leurs choix de participer ou non. Cela dit, l’amélioration de la situation de femmes à l’Assemblée nationale ou la participation à la politique a besoin d’encouragement et de plan afin d’attirer les femmes à ce champ bien détesté par les familles.
« Ministres et députées identifient clairement les obligations familiales au sommet de la liste des obstacles. Viennent ensuite le manque de confiance en soi, le manque d'intérêt des femmes elles-mêmes pour la politique ou encore le cynisme ambiant envers la politique et ceux qui la pratiquent. » 
  

En somme, les femmes qui ont l’intention de participer à la vie politique, elles vont avoir l’appui et le soutient d’autres politiciens, dans ce cas, c’est leur volonté qui compte.                                     A.M

vendredi 9 février 2018

Le conflit entre la Colombie Britannique et l'Alberta: La fin justifie les moyens!


Le conflit entre les deux provinces : la Colombie Britannique et Alberta, est un enjeu qui met à nu un visage caché du fédéralisme et affaiblit de façon claire l’union canadienne. Bien que le premier ministre Justin Trudeau ait choisi la diplomatie de coulisse pour résoudre ce différend, l’opposant officielle au parlement fédéral veut que Trudeau tranche sur ce conflit publiquement.

Par: Adam Mira

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a rencontré les journalistes à Ottawa et a déclaré que le Premier ministre travaille en coulisse loin des médias :   
« Le fait que le premier ministre ne s’en mêle pas publiquement ne veut pas dire que les choses n’avancent pas en coulisses. »  

Par contre, la chef adjointe de l’opposition officielle au parlement fédéral, Lisa Raitt, appelle le Premier ministre à trancher rapidement sur le litige entre les deux provinces. Surtout que les conventions de la Constitution canadienne donnent à Trudeau suffisamment de pouvoir afin de résoudre cette chicane.  
« Le gouvernement avait la Constitution de son côté pour exercer son pouvoir fédéral et ordonner la construction de l’oléoduc. »

Selon la Constitution, le premier ministre Justin Trudeau possède assez de pouvoir afin de résoudre le litige entre l’Alberta et la Colombie Britannique, mais il a choisi la voie de ne pas s’en mêler publiquement, il a préféré donner la chance aux politiciens des deux provinces de parler de leurs différends publiquement.

En effet, il est assez clair que ce litige possède un visage caché, un aspect lié directement aux élections de l’année prochaine. Car, la coalition (NPD et Parti vert) en Colombie Britannique a gagné les dernières élections en promettant de bloquer l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, par contre le NPD de l’Alberta compte sur l’augmentation de la capacité de l’oléoduc afin d’augmenter les profits de la province et de remporter les prochaines élections en 2019.     

À la lumière de ces ambitions politiques pour les politiciens des deux provinces, il serait souhaitable que Trudeau ne tranche pas sur ce conflit, bien qu’il ait approuvé le projet d’oléoduc en imposant maintes conditions sur la compagnie qui exécute les travaux afin qu’ils soient compatibles avec la préservation de l’environnement. Cependant, s’il tranche pour l’une des deux provinces, il perdra beaucoup de voix dans les prochaines élections fédérales, notamment parmi les citoyens écologistes.
La pression est très forte sur les épaules de Trudeau pour intervenir. Néanmoins, les jeux politiques nous guident vers la formule Machiavélique : la fin justifie les moyens.                                          A.M


vendredi 2 février 2018

La célébration du 150e anniversaire du Canada: Chacun raconte son récit!


La célébration du 150e anniversaire du Canada n’est pas passée inaperçue, chaque communauté politique possède sa version, c’est-à-dire chacune a un récit qui lui est propre.

Par: Adam Mira

Dans son discours du 150e du Canada, le premier ministre Justin Trudeau reste fidèle à l’idée que cette célébration met en avant la diversité culturelle, linguistique et identitaire du pays. Il croit fortement que la force du Canada vient de cette diversité où chacun garde son identité d’origine. 
« Louis St-Laurent disait que le Canada était un endroit où les gens réunissaient leurs talents sans pour autant perdre leur identité. C’est vrai. »
Trudeau insiste sur le multiculturalisme canadien comme étant le sort idéal pour que le Canada reste fort et prospère et que ce destin ne vient pas du hasard, au contraire, il vient du choix de vivre ensemble.
« Mais n’oublions pas que si aujourd’hui le Canada est un endroit véritablement multiculturel et ouvert sur le monde, ce n’est pas le fruit du hasard. »
Par contre, les Autochtones s’interrogent sur cette célébration qui verse davantage de sel sur leur plaie toujours ouverte. Ils pensent que depuis l’arrivée de l’homme blanc au Canada, il y a une politique d’exclusion, d’oppression et de violence. Il est clair que la question des Autochtones nécessite un travail en profondeur et de longue haleine afin de guérir les blessures du passé. D’ailleurs, le premier ministre Trudeau aborde cette question dans son discours et il insiste sur le fait que les autochtones ont vécu des siècles dans la crainte et la peur.  
« Pendant des siècles, les Autochtones ont été victimes d’oppression – à partir du moment où les premiers explorateurs se sont félicités d’avoir découvert un « Nouveau » Monde. »    
Par ailleurs, les élites québécoises présentent une autre vision de l’histoire. Cette célébration de 150 ans de vivre ensemble n’est pas bien reçue au Québec. Surtout concernant la question identitaire qui est capitale. Elle est la seule province qui possède un parti politique souverainiste aspirant qu’un jour le Québec soit un État indépendant. Les francophones du Québec ont peur que leur identité ne s’évapore face à l’augmentation du nombre des nouveaux arrivants qui gardent leurs origines jalousement. De même que la dualité linguistique sur la scène fédérale ne les rassure pas.

Finalement, l’histoire est écrite par le vainqueur. Cependant, au Canada, la tendance est que tout le monde est victorieux, car c’est ensemble que les Canadiens peuvent écrire leur histoire. Trudeau dit dans son discours de célébration du 150e du Canada: « L’histoire du Canada ne se résume pas seulement à de grands gestes pour bâtir un pays. L’histoire du Canada est en fait l’histoire de gens ordinaires qui ont fait des choses extraordinaires. »       

Faut-il ré-ouvrir la constitution canadienne ?

Il est difficile de satisfaire tout le monde!

La réponse tranchante et négative du premier ministre du Canada Justin Trudeau à la demande du premier ministre du Québec Philippe Couillard de rouvrir la Constitution a suscité un débat rapidement étouffé par les médias.

Par: Adam Mira

M. Trudeau n’a même pas pris le temps de lire le document de 200 pages préparé par le Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC). Il est clair qu’il n’a pas la volonté de rouvrir la discussion sur la Constitution.
« Vous connaissez mes opinions sur la Constitution. On ne rouvre pas la Constitution. »
En effet, La décision rapide de M. Trudeau sur le sujet en question a immédiatement reçu des réponses de différents leaders politiques. Certains le blâment, comme le chef du Parti québécois Jean-François Lisée, qui a saisi l’occasion de démontrer le mépris de Trudeau envers le Québec et son premier ministre et de qualifier la réponse de gifle.
« Le premier ministre du Canada vous a dit non ce matin sans même vouloir vous lire ».   
D’autres provinces n’ont pas répondu et ont fait comme si de rien n’était. D’ailleurs, M. Couillard a illico voulu clore le sujet, il a même défendu M. Trudeau.
« Pour ce qui est de la réaction du premier ministre du Canada, il aura l'occasion, je crois, de reprendre lorsqu'il aura lu le document. »    
D’un autre point de vue, la question de rouvrir la Constitution pourrait sortir le Canada du statu quo, mais en parallèle cela risquerait aussi de faire exploser l’unité du pays et du fédéralisme. Car chaque province veut ajouter ou amender certains points en sa faveur. Le premier ministre de Saskatchewan, Brad Wall, est à la tête de ceux qui ont critiqué la Constitution. Il a clairement montré sa volonté d’obtenir des bénéfices pour sa province.
« En tête de liste, il y aurait la péréquation, un système qui prend 500 millions annuellement de la Saskatchewan même si notre économie est touchée par la crise du prix des ressources, tout en remettant 11 milliards au Québec chaque année. »
Il est raisonnable de marquer la volonté positive de M. Couillard d’intégrer la Belle province dans le Canada. Cependant, ce souhait pourrait être instrumentalisé par d’autres afin d’accéder à certains privilèges pour leurs provinces. Ce qui risque de se transformer en un bourbier qui fera exploser la fédération.
En somme, la situation actuelle n’est pas assez mûre ni pour rouvrir la Constitution, ni pour que le Québec fasse partie intégrante du Canada, ni pour que d’autres provinces obtiennent plus de privilèges et ni pour que les Autochtones obtiennent un statut distinct. Seul le temps permettra une plus grande maturité politique qui permettra de rouvrir la Constitution.

jeudi 4 janvier 2018

Rêve, oracle et prémonition




La relation entre trois thèmes : rêve, oracle et prémonition, elle nous amène à étudier l’intertextualité entre les trois textes : Œdipe Roi, la Genèse et Gilgamesh pour bien comprendre chaque thème paru dans les trois rédactions.

Par : Adam Mira

Il est nécessaire dès le début d’expliquer le thème intertextualité qui désigne la relation établie par le lecteur entre un texte littéraire et un autre ou d’autres textes qui l’ont précédé. L’intertextualité constitue un domaine très vaste composé de formules anonymes, de citations, de références claires ou implicites, mais aussi de clichés et de stéréotypes.

Trois textes de différentes époques parlent d’un thème qui possède plusieurs significations selon l’époque et la source, bien que l’homme qui reçoive ce message qui est énigmatique pour certains, clair pour d’autres, il a dans tous les cas besoin de l’interpréter ou de le suivre de gré sans gré. 

Gilgamesh est le premier texte écrit par l’homme se trouvant à Mésopotamie où la première civilisation émergée il y a plus de sept mille ans. Un texte épique d’une civilisation polythéiste. Le deuxième texte est Œdipe Roi, lui aussi est une rédaction qui contient les mêmes caractères que le premier texte avec un peu de différence, elle a été écrite en Grèce, en Europe, pas très loin de Mésopotamie et quelques siècles après. Par contre, la troisième composition comprend des caractères totalement distincts : un texte divin qui déclare l’émergence du monothéisme. Par conséquent, les trois textes abordent le songe sous interprétation dissemblable où l’homme le reçoit par une force surnaturelle.


Gilgamesh et Enkidou sont les deux personnages principaux de l’épopée de Gilgamesh. Chacun d’entre deux a fait un ou plusieurs rêvés, et chacun interprète le songe de son ami sans beaucoup de difficultés. L’interprétation de songe n’a vraiment pas besoin d’apprentissages particuliers ou une connaissance vaste. D’ailleurs, en général, le rêve dans le texte de l’antiquité contient deux aspects : le premier, qu’il vient d’une puissance surnaturelle, et le deuxième est afin d’annoncer un rapport entre le moment présent et l’avenir. Cela dit que le songe comprenant des allégories, il prédit ce qu’il va venir dans l’avenir. 

Le premier rêve de l’épopée de Gilgamesh est la préparation de Gilgamesh avant sa rencontre avec Enkidou qui sera son ami. Le songe contient certaines allégories qui seront interprétées par une sage. Il faut aussi signaler que la présence de rêve dans le texte en question est pour le roulement de l’intrigue. Chaque fois où se trouve un rêve dans la rédaction est pour prévenir qu’il y aura une nouvelle histoire.

Gilgamesh raconte son songe à sa mère, le sage, afin de connaitre les allégories parues dans son rêve.

« En ce même instant, Gilgamesh se lève et raconte ses rêves à sa mère Ninsoun :

Ma mère cette nuit j’ai fait un rêve.

Je marchais fier parmi les héros,

Le ciel brillait d’étoile,

Et une étoile, comme un héros du ciel d’Aoun

Est tombée vers moi.

J’ai voulu la porter, elle était trop lourde.

J’ai voulu la pousser, je n’ai pu la bouger.

Auteur d’elle, les gens du pays s’assemblaient

Et lui baissaient les pieds.

Je l’ai aimée et me suis penché sur elle

Comme on se penche sur une femme`

Je l’ai soulevée et déposée à tes pieds

Et toi tu l’as rendue égale à moi. »

Ninsoun, la mère, interprète le rêve de son fils, et elle arrive facilement à l’expliquer sans aucune difficulté, car elle est savante. Elle lui annonce qu’il va rencontrer une personne forte et sera son ami intime et fidèle.


« L’Étoile du ciel, ta semblable

 

Celle qui est tombée sur toi

.

.

.

Cela représente un compagnon fidèle

Et plein de force

Qui te viendra en aide.

.

.

Que tu l’aies aimé

Que tu te sois penché sur lui

..

Voilà la signification de ton rêve. »

Gilgamesh raconte un autre songe à sa mère, il a besoin de son interprétation à propos de certains allégories ou symboles parus dans son rêve.

« Ma mère j’ai fait un second rêve :

Sur la place d’Ourouk aux remparts,

j’ai vu une hache.

Autour d’elle les gens s’assemblaient

je l’ai aimée et me suis penché sur elle comme sur une femme,

puis je l’ai déposée à tes pieds

et tu l’as rendue égale à moi. »

 La mère, la savante, elle l’interprète et décrit en détail la personne qui va venir à son aide et être son ami fidèle.

« La hache que tu as vue

est un homme.

Que tu l’aies aimée

que tu te sois penché sur elle

comme tu te penches sur une femme

et que je l’aie rendue égale à toi

cela signifie qu’un compagnon fidèle

et plein de force

te vient en aide.

Il est le plus fort dans le pays

et d’une grande vigueur

sa vigueur est comme celle d’Anou. »


Le roulement de l’épopée de Gilgamesh montre que les deux rêves sont bien réalisés, et ce texte contient plusieurs rêves pour des obligations narratives.

Par contre, l’oracle dans Œdipe Roi prend un autre sens, où il peut se trompe. Œdipe évite son sort en fuyant l’oracle, mais bien qu’il continue à fuir son sort, il remplit sa mission et exécute son destin. Il est possible que l’homme se trompe de prédire l’avenir, car chaque oracle comprend plusieurs interprétations, par conséquent, il est difficile de prophétiser.

Jocaste s’adresse la parole à Œdipe.

« Jocaste : va, absous-toi, toi-même du crime dont tu parles, et écoute-moi. Tu verras que jamais créature humaine ne posséda rien de l’art de prédire. Et je vais t’en donner la preuve en peu de mots. Un oracle arriva jadis à Laïos, non d’Apollon lui-même, mais de ses serviteurs. Le sort qu’il avait à attendre était de périr sous le bras d’un fils qui naîtrait de lui et de moi. Or Laïos, dit la rumeur publique, ce sont des brigands étrangers qui l’ont abattu, au croisement de deux chemins; et d’autre part, l’enfant une fois né, trois jours ne s’étaient pas écoulés, que déjà Laïos, lui liant les talons, l’avait fait jeter sur un mont désert. Là aussi Apollon ne put faire ni que le fils tuât son père, ni que Laïos, comme il le redoutait, pérît par la main de son fils. C’était bien pourtant le destin que des voix prophétiques nous avaient signifié! De ces voix-là ne tiens donc aucun compte. Les choses dont un dieu poursuit l’Achèvement, il saura bien révéler lui-même. »

  Œdipe cherche sans arrête pour résoudre l’oracle qu’il fuit, mais il est finalement devant son sort, le temps presse afin que le concerné sache la vérité. Sa mère, qui est sa femme en même temps, elle le guide afin de connaitre davantage sur l’oracle, et elle insiste sur un point que les oracles peuvent se tromper.

« Œdipe : ô très chère femme, Jocaste que j’aime, pourquoi m’as-tu fait chercher dans le palais?

Jocaste : Écoute l’homme qui est là, et vois en l’écoutant ce que sont devenus ces oracles augustes d’un dieu. »

 


Par contre, le rêve dans la Genèse est totalement dissemblance, dans le monde de la Bible, nous avons Dieu qui envoie le rêve à un prophète, chaque songe se réalisera à l’avenir, l’homme ne fait que suivre la volonté de Iahvé.   

Le Testament Abrahamique contient de nombreux rêves dont la Genèse, cependant, les songes de Joseph est à priori le plus célèbre parmi toutes les histoires connues liées à un rêve. Les rêves racontés par Joseph à ses frères et à son père sont clairs, d’ailleurs, il est difficile de se tromper de l’interprétation. La naïveté de Joseph de réciter à ses frangins ses rêves, qui montrent qu’il sera leur chef, provoque leur haine et remplissent leurs cœurs de jalousie et de rancune, et tellement ils étaient en colère contre lui, ils lui parlent avec agressivité, mais le jeune naïf continue à parler avec eux sans se rendre compte le mal qui lui va arriver. Cependant, il exécute la volonté de Dieu. 

« Joseph eut un songe et le raconta à ses frères, qui le haïrent encore plus. Il leur dit : « Écoutez donc ce songe que j’ai eu! Voici que nous étions en train de gerber des gerbes, au milieu des champs, et voici que ma gerbe se leva, elle resta debout, et voici que vos gerbes se mirent autour se prosterne devant ma gerbe. »  Ses frères lui dirent : « Est-ce que tu voudrais régner sur nous? Est-ce que tu voudrais dominer sur nous? » Ile le haïrent encore plus, à cause de ses songes et à cause de ses paroles.

 

La position des frères de Joseph est claire, ils ne l’aiment point, et malgré leurs comportements assez agressifs, Joseph continue à enflammer leurs jalousies et colères par sa naïveté. Alors, il leur raconte son deuxième songe qui montre sans aucun doute sa supériorité où Joseph sera leur leader. Les allégories de son rêve n’ont pas besoin beaucoup d’intelligence afin de les résoudre : le soleil est son père, la lune est sa mère et les onze étoiles sont ses frères et tous ses derniers se prosterneront à Joseph.

« Il eut encore un autre songe et il le raconta à ses frères. Il dit : « Voici que j’ai encore eu un songe! Voici que le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi! »

Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda et lui dit : « Qu’est-ce que ce songe que tu as eu? Est-ce que nous viendrons, moi, ta mère, tes frères, pour nous prosterner à terre devant toi? » Ses frères furent jaloux de lui, mais son père retint la chose. »   


Finalement, le rêve dans la Bible ne se trompe jamais, c’est un message divin dont le prophète reçoit, par conséquent, le Messager n’a qu’une seule chose à faire, d’attendre le moment où le rêve se réalisera, en aune d’oracle qui se trompe bizarrement, car l’art de prédire personne ne le sait à cent pour cent, par contre, dans le texte de l’antiquité, la posture de rêve fait lien entre un événement à un moment donné et l’avenir, et dieu seul le responsable pour ce songe. Sur le plan narratif, il n’y a rien avoir avec l'imminence, au contraire, le rêve dans le texte est pour que le lecteur comprenne le roulement de rédaction.

                                                                                                                           A.M